Les ragots
du cirque

UN CLIENT Naïa? C'est une âme noire! Une tentatrice! Elle veut notre argent... Et lorsque nous serons dépouillés, elle voudra notre mal! Je le sais... Elle se dit magicienne, mais c'est une sorcière! Un amoureuse de Satan! Et toutes les sorcières sont impures! Ne vous laissez pas séduire par ses yeux de braise, et méfiez-vous de son emprise! Il n'y a qu'une démente qui peut jouer avec l'eau ainsi!
UN DOMPTEUR On dit qu'elle est une sauvageonne! Abandonnée depuis la naissance qui se serait fait élevé par un meute de loup. Pas étonnant qu'elle semble autant dérangée...
THERESA DITE FLEISH Zhuang est très anormal. Il pense très différemment des humains si nous établissons une moyenne. Ce qui fait en sorte qu'il y a des chances qu'il ne soit pas humain. C'est logique. Mais il sait faire de la violence alors il est peut-être humain.
LE LIVREUR DE VIANDE Larry, mon collègue, a disparu récemment... Après avoir vu chacun des artistes en scène, je soupçonne celle qu'on appel la Dummy Puppet. Mais oui! Jouer à la stupide et stoïque est le meilleur moyen de ''prouver'' l'innocence! Mais ses yeux inspirent la mort... Je le vois!
UN CLIENT Non mais c'est quoi ces deux tarées?! Espèces de folles!! Je les ai vu, moi, s'évader de l'asile psychiatrique!! Avec du sang sur leurs vêtements... Comment elles ont pu?! Et avec un air de s'en foutre à la con! Je les reconnais!! Oui, une clown avec un parapluie et une autre avec une perruque rose! Si vous voulez mon avis, elles devraient retourner en psychiatrie! C'est là qu'elles appartiennent, pas au cirque!
UN FORAIN MAL INTENTIONNÉ Oui, oui! Un frère, et sa soeur, dans la même caravane! Puis sa soeur a disparue... Tu parles, ouais! C'est clair qu'il s'en ai débarrassée dès qu'il s'est aperçu que Maître Todd laissait sa soeur plus longtemps sur scène que lui, le salaud! Il se fait appeler Prométhéus! Tenez-vous loin de lui, surtout...
UN CUISINIER Cette petite garce aime bien se faire enculer, haha! En tout cas, apparemment qu'elle peut pas dire le contraire... Bin non, elle est muette! Elle traîne beaucoup avec une petite fille... Une vrai salope, je te dis!
CHARLOTTE WEISS Je ne lui fais pas du tout confiance à cette... Ravenna. Je l'ai vue, l'autre jour, et elle... Elle avait un poignard dissimulé sous sa jupe, à sa cuisse! Pourquoi traîner une telle arme en sachant que l'air du cirque est sécuritaire pour tous ses employés? Et aussi... Je l'ai vu, la nuit, rôder en présence d'une amuseur publique... Elle ne me dit rien qui vaille.
∎ Notre chouchou du mois !!
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 « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH

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MessageSujet: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-07-02, 08:37




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S
i je ne suis pas enfermé à l'intérieur de la caravane, je suis forcément pas loin, à l'intérieur du Chapiteau. Et en effet, en ce moment même, j'étais dans les coulisses, dos contre un mur, yeux fermés en train de chantonner doucement. Il n'y avait aucune représentation en approche, du coup, lorsque j'avais du temps libre, je passais la plupart de mon temps à entraîner ma voix, comme à apprendre mes paroles... Il y arrivait tout de même par moment de m'autoriser une pause et de sortir un peu à l'extérieur pour visiter le reste de l'envers du décors du cirque, ou tout simplement pour m'amuser dans les divers attractions que l'on pouvait trouver. Voir peut être, faire de nouvelles rencontres... Même si les occupants de cet endroit restaient tout aussi mystérieux et inquiétant à mes yeux que le Dark Circus lui-même. Cependant, je savais que je ne pouvais rester éternellement reclus à l'intérieur de la roulotte sans jamais rencontré personne. Et sachant qu'il nous était impossible de sortir à l'extérieur du Dark Circus, à moins de discuter de temps en temps avec les clients, il fallait bien un jour ou l'autre que je fasse connaissance avec quelques membres de la troupe... Parmi ces personnes, j'en voyais au moins une, qui d'ailleurs, se trouvait en ce moment même à l'emplacement semblable que la mienne. Elle fut l'une des personnes que je remarquai de suite et dont je voyais par moment sans jamais lui adresser la parole. Il faut dire qu'au départ, j'étais bien plus timide qu'aujourd'hui. Jamais je n'aurais imaginé réussir à faire mes preuves et m'intégrer jusqu'à ma première représentation. Je n'étais plus le jeune garçons des rues, pillant sur son passage, j'étais devenu un véritable chanteur...

Je restais alors toujours au même endroit en train de contempler la jeune femme en face de moi. Bien que son costume restait typique au cirque, je trouvais que sa physionomie ne restait pas moins attirant. Pourquoi tout le monde semblait la fuir ? Et craindre son regard ? Il est vrai que dans un premier temps, lorsqu'on ne fait que de la regarder, on pourrait penser être face à un cadavre à la mine pâle et au regard sans vie.. Mais pour moi, c'était tout autre chose... Ses prunelles étaient si grandes et le bleu de ses iris, si magnifique ! Ses lèvres, n'avaient point besoin de sourire pour égayer son visage qui pourrait appartenir à n'importe qu'elle petite fille innocente. C'est ça, elle semblait être tout simplement innocente. Peut être même était-ce une des personnes les plus sensées que l'on pouvait trouver, grouillant sous ce Chapiteau. Peut être n'étais-je point la seule âme à plaindre après la vie que j'avais vécue, peut être même qu'il existait des personnes pour qui, la vie ne leur a pas été favorable, à tel point qu'ils n'avaient plus l'ambition de sourire, de ressentir encore des émotions...

Comme poussé par des forces inexplicables, je me décollais de mon mur avant de m'approcher, bras tendue en direction de la jeune femme. J'avais la prétention de protéger encore ce semblant d'innocence, en la prenant dans mes bras, une main au-dessus de la tête, tandis que mon autre bras vient l'entourer pour qu'elle ne puisse s'échapper... Je restais ainsi un instant, en refermant les yeux comme pour profiter de ce doux moment, sans même un instant se poser la question si je l'avais surpris ni même si elle appréciait ce contact qui pouvait s'avérer gênant. Cela était même plutôt étonnant de ma part d'avoir agis ainsi alors que normalement je faisais en sorte de fuir les autres. Si cela se trouvait, je faisais une erreur sur la personne. Peut être n'était-elle pas aussi normale que je ne l'aurais espéré, mais dans ce cas, il serait étrange qu'elle n'arrive point aussi facilement à se mêler à la foule... Ça serait également triste qu'elle se retrouve si seule. Je resserrais l'étreinte alors qu'il ne semblait y avoir aucune réaction de sa part. Laissant mon autre main qui se trouvait au-dessus de sa tête frôler l'une de ses joues avant de retomber en direction du sol.. Toujours rien. Je fus plus qu'étonné qu'elle ne me répond à mon enlacement par une bousculade ou une gifle, bref une réaction. Mais je ne le regrettais point... Je décidais alors d'aller plus loin en déposant un tout petit baiser timide sur ses lèvres...

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-07-04, 23:41


Charnel touché et sang en gueule
«Mais pour qui il se prend, ce salaud?»


Je creusais mes pores faciaux avec la lenteur et la minutie d'une fastidieuse mente religieuse en pleine dégustation d'un cadavre exquis.

Je passais une éponge humide de la loge féminine des coulisses sur mon visage. Toujours je portais un costume amusant pour les jeunots et m'affairais maintenant à retirer le maquillage de ma figure pâle. J'eus passé une bonne partie de la journée à jongler sur la place publique. Un moment de souffle et de passion, celle de manier les quilles vers le ciel et de les rattraper avec précision. Une extase en chorégraphie voluptueuse et parfaitement dansante. Douce et exquise. Les coulisses étaient vide, aussi vide que mes globes immenses et avaleurs à la conquête d'un mouvement dans ce débarras parfois surprenant, d'autre part lassant. Et pourtant, j'étais seule. Je laissai tomber de ma poigne frêle le linge souillé par la graisse colorée de ce fard et de ce mascara, avalai ma réflexion sur glace de mon visage mort une dernière fois puis quittai l'endroit. Je me retrouvai dans les corridors exigus et timide des coulisses du chapiteau. Il était tout autre sans le fourmillement incessant des employés en plein spectacle. Une morgue de masques de costumes et de trapèzes. Je me dirigeai vers la sortie. Puis, une étincelle me piqua. Ce fut un éclat d'argent sur ma rétine, plus précisément un sabre parmi les débris. Je m'arrêtai et fixai ce reflet, m'y approchai avec lenteur. Une lame... Je jonglais rarement avec ces armes blanches, aucune d'entre elle n'était digne de mon art, il me semblait. Mais peut-être ce tranchant serait maniable, du moins, j'osai espérer...

C'est en flânant mes pas vers ce brillant que je le vis. Un homme grand, élancé, tenant le mur comme équilibre de sa stature. Il me regardait, je lui rendis l'immense trou noir de ma pupille et le dévorai des yeux d'un visage inexpressif et immobile pendant plusieurs secondes. Depuis quand était-il là? Autant mes sens pouvaient-ils être mornes à travers le ladanum en mes veines, je ne l'avais vu ou ouït avant. Et il me contemplait, sans trêve. J'oubliai le sabre à travers les miettes de spectacle et me tournai vers lui. Il y avait le calme et la pénombre, mais surtout ses pas qui résonnaient maintenant en ma direction. Je me fit statue de marbre crème. Ma respiration même se tue. Cet inconnu... Il avait quelque chose de... curieux. Et ma curiosité ne venait rarement sans fascination. Plutôt que de le fuir, je restai paralysie à le deviner. Jamais je n'avais vu cette physionomie avant, il me sembla. Ses bras ouverts s'approchaient de mon corps avec une certaine conviction - j'eus tremblé le temps d'un mauvais songe. Mais à peine eus-je le temps de me demander s'il allait vraiment m'enlacer dans ses bras que sa main se trouvait autour de ma taille, sa consœur sur mes cheveux. Mon cœur flancha une série de battements faibles. Pour une première fois, on me cajolais de spontanéité. J'en fus effrayé et abattue à la fois.

Une agression, un martyre? Moindre que ces qualificatifs, je fus plus surprise et déconcertée qu'autre chose pour en juger de la sorte. C'était plutôt... agaçant. Mais je ne bronchai pas, ne clignai même point une paupière. Je n'avais pas l'habitude des réactions et ne m'en habillerais point cette fois pour ce fou qui avait je ne savais trop quelle idée en tête. Habituellement, les artistes me prenait en spécimen. Les forains me fuyaient. Je me demandai donc, qu'avait-il a me témoigner de l'affection? Il n'y avait pas eut de place pour ce genre de rencontres doucereuses encore. Toujours était-il que cette emprise était étouffante et inconfortable. Mais pour qui se prenait-il, ce salaud? On ne se connaissait point, n'avions aucunement de relation... Et il se donnait la permission de m'emprisonner de ses serres ainsi?! Je me fis patiente et attendis sagement que ses envies de caresses ne s'embrument. Pendant un instant, j'eus pensé qu'il me prit pour quelqu'un d'autre. Tout ce qui avait de supportable chez cet homme était son odeur que je humai, mon visage couché sur sa poitrine. Une arôme de camphre velouté et de d'aorte salée.

Enfin, il se défit de son étreinte lentement. J'eus crut me libérer puis partir sans un mot. Quitter cet imbécile qui enrobait ce corps que moi seule avais le droit de manipuler. Mais plutôt que de retirer ses bras ou même s'expliquer, il approcha son visage du mien.  Mes yeux s'écarquillèrent et je sentis des lèvres de duvet douces, douces, douces  qui n'étaient miennes me goûter. Un parfum persistant et une totale cassure de mon intimité qui, jusque là, avec été préservée en sa compagnie que bien piètrement. Mais que faisait-il?! Il m'embrassait, ce fou?! Lui avais-je donné le droit de me toucher de la sorte?! Qu'il retire ses sales pattes de mon corps!

J'eus, comme tout instinct, mes crocs contre ce velours cutané, et croquai de toute mes force cette bouche qui volait un doux larcin à la mienne - du sang vint en gouttelettes sur ma langue piquer quelque papilles choquées et je frissonnai, sentis, j'eus cru, son corps faire de même.


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-07-11, 07:43




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I
l n'y avait eut jusqu'alors, aucune réaction de sa part, non aucune. J'eus même crus qu'elle appréciait cette étreinte alors que j'avais sentis sa tête contre mon torse. Peut être avait-elle besoin un peu d'affection comme je l'avais su ? Ou alors était-ce une autre illusion de ma part ? Après tout, même si elle semblait être si seul, cela ne voulait pas forcément dire que c'était à cause des autres. Peut être voulait elle être solitaire, tout simplement. Cependant, je n'étais pas d'humeur à penser à cela pour le moment, et me concentrais d'avantage sur notre enlacement que je profitais d'une façon peu convenable. Toujours est-il que je me disais que cela ne semblait point la gêné mais au fond, j'étais toujours effrayé de la réaction qu'elle pouvait avoir. Elle restait l'une des innombrables artistes du Dark Circus et malgré la réticence des autres, cela ne voulait pas dire qu'elle restait différente. Mais pour le moment, j'étais heureux de fréquenter quelqu'un d'autre au lieu de m'isoler dans ma caravane. Surtout que cette personne ne semblait aucunement réticent face à mon égard. Aussi, c'est pour cela que je décidais de pousser un peu plus loin le bouchon et pris la décision par la suite de l'embrasser. Rien de fougueux ou de pressé. Je ne fis que déposer un tout petit baiser timide, mes lèvres rencontrant les siennes. Peut être serais-je allé encore plus loin si seulement elle n'aurait pas réagit tout de suite... Elle ne me gifla point, comme j'aurais pu m'y attendre, mais le coup de dent me fit la même réaction...

En effet, je sentis ses crocs se renfermer sur ma bouche, plantant ma peau avec une telle puissance que je sentis une vive douleur dès que sa mâchoire rencontrait ma chair. Elle me tenais si fermement que je ne voulais point reculer, de peur qu'elle ne m'arrache les lèvres laissant déjà y échapper un liquide rougeâtre, coulant directement dans la gorge de cette fille ou en fuyant à mes commissures avant de tomber en direction du sol. Je l'avais dès lors libérer de mon étreinte attendant seulement qu'elle en fait de même en retirant ses dents, planter dans ma peau sanguinolente. J'avais mal, si mal. Je me suis mis alors à gémir et à la repousser doucement par des petits coups, sans pour autant bouger de peur de ressentir une douleur encore plus aigüe. Je laissais alors quelques larmes se perler au niveau de mes yeux, priant intérieurement que ce supplice ne se termine... Mais qu'elle idée d'être allé à sa rencontre... !!

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-07-13, 19:17


Met divin et gargouillis en ventre
«J'en veux plus, plus de toi...»


J'eus, comme tout instinct, mes crocs contre ce velours cutané, et croquai de toute mes force cette bouche qui volait un doux larcin à la mienne - du sang vint en gouttelettes sur ma langue piquer quelque papilles choquées et je frissonnai, sentis, j'eus cru, son corps faire de même.

Du sang, il était chaud, sucré et voluptueux. En toute ma vie, de ma petite sœur et mes crocs dans son épaule ou l'avarié refroidi derrière les barreaux d'une cage à fauves, je n'eus apprécié semblable. Était-ce sa nutrition, sa température corporelle ou le battement de son aorte vive qui donnait exquis à sa chaire ainsi? Je n'eus sut deviner, une recette de perles et de violences qui grillait les papilles avec l'extase d'une apogée culinaire flagrante. Mon cœur vécut, il palpita à rompre toutes les excitations du monde, et mes yeux s’avivèrent d'une flamme qui leur était rare et précieuse. Un diamant dans mon péristaltisme qui abolissait tous les autres trésors du monde en quelques gouttes rubescentes et leur propriétaire peau entaillée.

Il me lâcha, j'eus fait de même de mes palettes après quelques secondes d'empêchement: je ne pouvais me résoudre à laisser filer la viande magnifique qu'il m'eut été cadeau du ciel de rencontrer de ma langue. Je ne pouvais, mis à part l'idée qu'il y avait certes plus alléchant sur cet homme que sa lèvre inférieure mince à souhait. J'aspirai, rendis libre le met à saveurs incroyables et le fixai dans un clignement de paupières. J'avalai et mes globes se révulsèrent à la béatitude, un soupir glissa ma gorge rassasiée. Cette créature de Dieu devait être un ange tout droit des célestes jardins. Je ne voyais d'autres explications à ses arômes simplement divines. Je levai mon attention sur lui, un regard malin et fourbe où dansait une braise folle. L'amoureux embrasseur avait trouvé réciproque, apparemment: j'étais tombée sous le charme de sa bidoche. Et comme toutes passionnées, j'en voulais plus. J'étais électrisée.

Sans prendre la peine d'essuyer ces filets cramoisis sur mon menton, je fis pas doux vers l'étranger avec la ferme intention de taire les hurlements de mon gourmand estomac.


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-09-28, 12:05




« Funny way to kiss someone ! »
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A
lors que j'avais pris le courage de quitter mes loges pour visiter le Cirque, me voilà déjà en mauvaise posture, tel un petit chaton de maison qui aurait décidé de s'échapper de la demeure pour visiter les paysages, piqué par la curiosité mais qui se retrouve confronté à un prédateur. Et quel prédateur pourtant. Rien d'un gros chien féroce & colossal. Juste une fille, qui plus est, sans doute plus petite que moi malgré les perruques grandioses qu'elle avait tendance à porter bien souvent. Cette situation aurait pu paraître bien stupide, voir ironique. Mais alors que j'étais acteur, la sensation était tout autre. Dès qu'elle avait plantée ses crocs sur ma bouche, une vie douleur me parcouru mes membres à une vive allure, manquant de hurler, lèvres coincées entre les siennes. Je me contentais alors de gémir, de gesticuler doucement, implorant silencieusement que ce mal s'arrête, la libérant bien évidemment pour qu'elle en fasse de même. Ce qu'elle fit, même si elle tenta de me retenir un instant. Je fis un mouvement de recul vers l'arrière, la regarda avec à la fois l'horrifie & l'étonnement, hésitant à présent entre fuir et rester ici. Elle avait un coup de dent extraordinaire, mais si elle comptait me mordre une nouvelle fois, je ne me laisserais pas faire. Elle était là, comme savourant les dernières gouttes se sangs se trouvant dans sa gorge... Comme si finalement, elle n'avait pas agit de la sorte pour se défendre, mais par pur plaisir de boire le sang de quelqu'un d'autre, tel un vampire. Ma mâchoire se crispa et je ravalais ma salive, agité par cette idée étrange. Finalement, j'avais eus tord en pensant qu'elle aurait été différente des autres artistes du Cirque. Elle était comme tout les autres. Peut être aurais-je dû m'en douter, même si, je ne pouvais pas vraiment savoir qu'elle avait goût pour la chaire humaine...

De mes doigts, j'allais les poser maladroitement sur mes lèvres endolories les tâchant alors. Je grimaçais et mon expression ne fut que plus dure alors que je vis mon visage se refléter sur le sabre qu'elle avait maniée quelques minutes plus tôt... «
- Mais qu'est ce qui vous a pris ! Je ne pourrais quand même pas aller me produire sur scène avec une pareil blessure sur la face ! Même le maquillage ne pourra pas cacher ça... ». Je grognais, présentant mon mécontentement, même si au plus profond de moi, c'était de la peur que j'éprouvais. J'étais angoissé à l'idée que le public ne vienne à se poser des questions sur cette marque de morsure au niveau de ma bouche ou pis encore ; qu'ils viennent à se moquer de moi. Je ne voulais pas être humilié de la sorte par qui que ce soit et chuter pour enfin être oublié à nouveau et redevenir le lamentable garçon d'autrefois, volant ou en se vendant pour vivre un minimum correctement. Pas dans ce Cirque qui devait être une opportunité pour renaître de ces cendres... Il est vrai que même si c'est à cause de cette jeune fille que j'avais cette affreuse blessure sur le visage, c'est aussi moi qui l'avait provoqué, oui. Je m'étais un peu comporté stupidement... Je me ressaisis. « - Je... Je m'excuse de m'être laissé ainsi emporté. Je croyais que ça... aurait pu être réciproque ? ». Je fis profil bas, rougissant honteusement avant de reprendre mon attention sur l'inconnue qui me dévisageait avec envie, mais surtout avec beaucoup de folie. Je reculais à chaque fois qu'elle avançait. Et surtout, je surveillais le moindre de ses mouvements. Je ne voudrais tout de même pas souffrir une nouvelle fois de ses quenottes acérés. Je cherchais alors une excuse pour lui échapper, toujours en avançant à reculons et balbutiai... « - Je ne chercherais plus à vous importuner... Vraiment. Jeeeee... Je dois aller m'entraîner pour le prochain spectacle ! ». Je lui adressai un simple sourire désolé, poli mais fut stoppé net, trébuchant sur quelque chose qui me fit tomber sur mes fesses...

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-06, 01:48


Succomber et écorcher
«Mon amour... Tu m'as aimé, laisse-moi en faire autant.»


Sans prendre la peine d'essuyer ces filets cramoisis sur mon menton, je fis pas doux vers l'étranger avec la ferme intention de taire les hurlements de mon gourmand estomac.

Il essuyait ses lèvres au goût de lardon et de fumet. L'effluve d'un porc acharné dans sa propre délectation, et ses tripes qui regorgent de tous les vices gustatifs qui fusillèrent mon esprit. Il était ce porcelet et j'étais, comme j'eus toujours été, le loup qui faisait une ombre sur la hâtelette plus grande que moi, qui se faisait un buffet vivant et appétissant. Et ils se plaint du physique, le plus ravissant en gueule que les Cieux ne m'eurent offert, à l'air indéchiffrable. Moi qui ne comprenais rien de l'humain et de ses réactions - qu'avait-il à analyser sur la psychologie d'un tas de viande mouvant de toute façon? - vit sur les traits de la Perfection de la haine, de la crainte, du doute, du dénis, de l'exaspération et son ventrèche. À sa question, alléchante et vaniteuse à la fois, qui me dégoûta et aviva mon goût, qu'il demanda en tremblement d'idées, je répondis:

-Réciproque? Bien sûre. Pourquoi fuir? Je suis tombée amoureuse de toi. N'était-ce pas ce que tu voulais par ce tendre baiser?

Et rien de vivant dans ce ton, rien d'anglais par son accent rugueux d'allemand et rien de sain non plus. Oh! je ne parlai pas en ces mots furtifs de l'amour trouver dans un cœur, mais bien dans sa chaire littérale. Parce que de tous les pêchés, la gourmandise me faisait maniaque et luxuriante. Amoureuse de ce que je pourrais dévorer jusqu'à la dernière lapée et de tous ces autres miettes auxquelles je succomberais. Je m'harponnais maintenant de ces glaucomes vitreux qui me servaient de phares visuels sa jugulaire. Et je me la plaisais en songe battante, vibrante et ragoutante. Quelques fois entre mes prémolaires et esclaves de mes crocs sans fatigue. Et à y prendre tel un jeu - que rarement je ne m'amusais en dehors de la jonglerie - mon palpitant se tordait de l'excitation gamine et viscérale. Tu crus un instant m'échapper, mais toujours tu fus dans mes pattes, mon tendre lardon. Juste sous mon palais, prêt à être mon vorace instinct et tout ce qui pourrait l'assouvir; parce qu'au delà de ta peau, tu es parfait dans toutes tes arômes et tes sauces. Tu m'eus embrassé, et j'eus succombé à ton charme.

Le reflet de la lame flétrissait dans ma rétine et se faisait envier comme la bouchée sur plateau. Devant mes traces tombais alors une viande qui sentait la peur et la sueur froide. M'importuner, tu dis, lardon? Plus maintenant. Ton prochain spectacle sera ta gloire, ce pour quoi tu es destiné: mon gueuleton en gorge, et dans le creux de mon estomac qui hurle comme le canin à la lune, ma satiété pour l'infini de mes rêves gloutons. J'étais maintenant la grande dent au dessus de lui. Et arrêtai subitement ma marche. Le gobai de mes iris immobiles, celles-ci pivotèrent en rayon paresseux sur le sabre. Je m'y approchai. De toutes les armes les plus nobles, celle du boucher était exquise à souhait pour le repas Divin. La lame. Don je me munis, en son bout brisée de la rouille mal-léchée.

Et sans prendre le temps de quêter son avis ou son air, mon pauvre lardon sur le sol allait être ma tranche d'appétit: je levai le sabre sur lui, prêt à fendre une force pénible sur cette chaire de ragoût, sans le quitter du regard, sans le quitter du flaire.  


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-13, 06:19




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U
ne personne plus sage aurait sûrement fuit maintenant. Aurait compris que cela ne valait pas la peine d'insister avec des gens pareils. Qu'un fou restera un fou et que cette fille, maintenant que je pouvais confirmer qu'elle était vorace de viande humaine, ne changera pas de suite avec de belles paroles et des prières. Je craignais en effet qu'elle ne vienne encore une fois me mordre jusqu'à la défiguration, même s'il fallait beaucoup plus pour me supprimer. Peut être est-ce la seule chose qui me retenait en ce moment même. Penser qu'elle ne pourrait guère plus que de donner de simples coup de dent. Comme un chaton jouant avec un serpent ressemblant à un simple bout de tuyau et paraissant inoffensif alors qu'il ne pourrait l'anéantir rien qu'avec son venin. Au fond oui, cette fille à la mine livide était pour moi un bout de tuyau mouvant que je pourrais fuir lorsque je sentirais le danger approcher. Une personne fragile, a l'expression vide, facilement manipulable. Elle n'avait rien d'un démon ni d'une créature aussi effrayante que ça. Comme tout les autres artistes du cirque, elle avait sa personnalité étrange, durement accessible. Cela dit, je savais qu'il ne valait mieux pas pousser le bouchon à bout. Et m'excusais malgré tout pour mon comportement. Que cette personne soit naïve d'esprit ou non, il n'était pas dans mes habitudes de profiter de leur faiblesse, bien au contraire. Même si le fait de reconnaître qu'elle pourrait me dévorer ma mâchoire me poussa aussi à me calmer et à me faire pardonner, expliquant alors que j'avais songé un instant, qu'un amour puisse naître entre nous... « - Réciproque ? Bien sûre. Pourquoi fuir ? Je suis tombée amoureuse de toi. N'était-ce pas ce que tu voulais par ce tendre baiser ? ». Absolument oui. Sa protection aussi. Sans doute parce que je voulais donner une défense que je n'ai pas eus depuis tout petit, songeant qu'elle en aurait besoin face aux autres artistes qui l'évitaient comme la peste. Pour moi, la solitude n'est jamais quelque chose de très facile a vivre, et comme moi aussi je me retrouve souvent seul à travers ce Cirque... Peut être recherchais-je désespérément un amour ? Je n'avais jamais connu ma mère, mon père ne s'était jamais comporté tel quel et le Dark Circus m'avait accepté tel un miracle tombé du Ciel. J'avais imaginé avoir mes chances ici. Toutes mes chances. Refaire ma vie et recevoir enfin cette protection de quelqu'un en donnant la mienne en retour, mais non. Cette morsure m'avait saisit comme une gifle, un refus... Pas comme un assentiment. Je repris. « - Je ne suis ni une veuve noire, ni une mante religieuse qui se laissera dévorer après l'union... ». Et encore, il n'y eut aucune union à part un baiser sommaire.

Elle admirait mon cou comme j'aurais bavé devant un buffet lorsque j'avais été gosse, elle avait faim. Trop faim. Mais ce qui m'alerta surtout, ce fut lorsque son regard se posa sur le sabre. Je n'eus pas besoin de tourner autour du pot pour comprendre qu'elle comptait bien l'utiliser contre moi. Je m'excusais une énième fois, reculais, fuyais calmement pour ne pas la provoquer, mais mon avancé vers l'arrière s'arrêtait alors que je tombais au sol. Elle se retrouva bientôt au-dessus de moi, la lame levée, décidée à me décimer. Pris de panique, je restais là paralysé, à trembler comme une feuille et à pleurnicher sur mon propre sort. Miaulant, suppliant de m'épargner. Je ne méritais pas une telle punition, non. Je continuais de crier, priant intérieurement que quelqu'un ne soit pas trop loin pour qu'il puisse m'entendre et venir m'aider avant de choisir une seconde option : la fuite. D'un bond, je me relevais, fis dos à l'adversité, et sans crier gare, je me suis mis à courir, sans m'arrêter... Je savais qu'en me redressant, elle pourrait m'attaquer au même moment et blesser mon dos avec sa lame, mais je savais également que si je restais cloué au sol, il n'y aurait pas que mon dos qui se retrouverait en mauvaise posture... Je pourrais y rester.

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-15, 21:02


Courir et échapper
«Tu me glisses entre les doigts..? Tu oses?»


Et sans prendre le temps de quêter son avis ou son air, mon pauvre lardon sur le sol allait être ma tranche d'appétit: je levai le sabre sur lui, prêt à fendre une force pénible sur cette chaire de ragoût, sans le quitter du regard, sans le quitter du flaire.

J'inhalai une bouffée qui alla enduire mes muscles de force et mes tripes de vigueur. Pour un coup drastique, poignant et meurtrier. Et j'abattis la lame sous mon nez, où se trouvait mon lardon goûteux étalé et désœuvré. Il y eut un coup sonore et strident: dans mon élan d’exaltation, je n'avais remarqué la fuite de mon porcelet, pendant l'ascension de la lame sur ce qui devait être sa jugulaire - non pas ce pot de métal. Le choc résonna tout mon être, de la cervelle jusqu'aux reins, et m'asséna la tournis sur un matière grise qui avait peine à battre le vivant encore. Je titubai en portant une main sur ma blonde perruque, ma tête sonnée qui faisait presque acouphène. Je la secouai, sans que mes yeux ne clignent ne serait-ce qu'une simple fois, et levai un air stoïque mais un fond d'être ébahi sur le jeune homme qui courait au loin. Je traînai le sabre sur le sol avant de le hisser hors de la gravité de la terre pour l'amener à la hauteur du ventre - lourd il était pour mes fluettes poignes - et commençai une pourchasse alléchante dans les coulisses et les catacombes de spectacles achevés.

Mon souffle s'abrégeait, s'effritait, se perdait... J'avais peine à garder la cadence, au loin dans l'étroit horizon du chaos d'objets et de corridors se perdait de ma vue mon déjeuner. Les larmes commencèrent à perler mes joues, de mes yeux qui enduraient tout ce vent sans se plisser. La veuve noire allait-elle perdre sa proie ainsi? Je le craignais, mais n'abandonnais. Je savais bien que je ne pourrais faire qu'une bouchée de ce croque-monsieur, et seulement si j'avais la chance de mettre la patte dessus... J'arrivai à un tournant. Pris la gauche, par réflexe. Je n'avais pas la moindre idée de sa direction, et le loup que j'étais n'avait pas l'odorat des canidés, malheureusement. Suivre la piste d'un lardon effrayé, donc, n'était pas aussi facile tâche que je n'aurais aimé le croire. J'arrivai à un cul de sac. Mes bras tremblants avaient peine à supporter le sabre lourd et imposant pour ma personne. Il me glissa des mains dans une cacophonies désagréable. Mais toujours mes yeux scrutait l'endroit, les ombres et les recoins. Je devais retrouver mon déjeuner. Rien que de repenser à la morsure du baiser me faisait saliver. Il était l’apogée, tout ce que mon estomac ne pourrait jamais désirer en rêve.

-Où te caches-tu, mon petit lardon?

Je tournai les talons, de petits pas décidés et presque militaires tant ils étaient précis et rudes. Sans doute avais-je pris la mauvaise direction. C'est à cette réflexion que j'entendis un bruit derrière moi.

Je retournai ma tête, sans un mouvement de plus, vers cet échos qui m'apportait l'espoir et la jubilation gustative, sans un mouvement de plus, la lueur vitrée dans l'iris.



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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-20, 10:24




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P
ar chance, la lame ne s'abattit point sur moi, mais sur un vase tandis que j'étais déjà en train de courir longuement à travers les coulisses du chapiteau, cherchant une sortie, une personne à qui demander de l'aide ou une cachette. J'espérais et pensais même pouvoir échapper à la jeune fille qui était en train de se remettre de son coup.  Pour moi, il était clair que je saurais trouver une aide avant qu'elle ne puisse m'atteindre tandis qu'elle disparaissait peu à peu derrière moi. Et puis fuir fut une chose plutôt facile. Après tout, je fus un voleur. Et quand j'étais repéré, là aussi je devais prendre la poudre d'escampette. Aujourd'hui ne fut que de répéter ce que j'avais fais. Je n'étais peut être pas fort, mais au moins j'étais agile tel que le chaton se faufilant à travers les trou pour emporter son poisson fraîchement gagné. Moi, c'était la vie que je désirais préservée. Pas le poisson, ni même de l'argent ou tout autre bibelot dérobé. J’accélérais le pas, loin d'être fatigué et plutôt motivé à rester en vie que de finir en rondelle. Je réussis alors à lui échapper mais je ne m'arrêtais pas pour autant, songeant qu'elle pourrait vite fait me rattraper si je restais planté là sans rien faire. J'hésitais alors à demander de l'aide de quelqu'un mais je risquais cependant d'être rapidement retrouvé par la demoiselle. Voyant tout ces accessoires placés ici en vrac, je décidais de m'y cacher dessous et d'attendre. D'attendre seulement quelle passe, où bien quelques instants pour savoir si elle s'était perdue ou non. Je restais de pierre afin de ne pas faire de bruit pour ne pas être repéré et également pour être à l'écoute des bruits alentours. Je posais mes mains sur ma bouche et mon nez afin que l'on n'entende point ma respiration et c'est alors que j'entendis des bruits de pas se diriger dans le coin où je me trouvais. Ça aurait pu être n'importe qui, après tout, un membre de la troupe pouvait venir ici pour chercher ses affaires, mais le bruit du sabre tombant sur le sol me fit bien comprendre que j'avais affaire là à mon prédateur qui n'avait point cesser sa traque. Toujours aussi obsédé à l'idée de retrouver son repas, toujours aussi préoccupé à vouloir me dévorer. Je grimaçais dans mon coin. Comment pouvait-on vouloir dévorer un humain, un individu de sa propre espèce à ce point ? C'était... Répugnant. Atroce... Agité et effrayé, peut être est-ce sous le coup de l'émotion que je bougeais légèrement, provoquant un bruit de mouvement à travers les objets éparpillés. Et cette jeune fille avait dû le remarquer puisque je ne l'entendis plus repartir. Je devais être repéré. Elle avait dû savoir que je me trouvais là. C'était inévitable maintenant, il fallait que je sorte... Fuir ? Non. Il fallait que je l'attaque. Et pour cela, j'avais toute mes chances avec le sabre, brillant devant moi. Sans m'annoncer, je me levais et s'élança jusqu'à l'arme posté devant moi, priant qu'elle ne vienne l'attraper avant... Et si c'était le cas. Peut être ne pourrais-je réussir à décamper une seconde fois, elle prendra fatalement les précautions pour que je ne puisse lui échapper.

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-20, 19:09


Renifler et dégoter
«Et tu fais de moi le lardon, à présent.»


Je retournai ma tête, sans un mouvement de plus, vers cet échos qui m'apportait l'espoir et la jubilation gustative, sans un mouvement de plus, la lueur vitrée dans l'iris.

Je reniflai comme un canin. Envie gutturale qui tâtait mon estomac. Je retournai mon menton lentement et sournoisement, puis mon corps. Au bout de cette allée de bric-à-braques, un décor immobile, sans once de mouvement ou de détail amovible. Et mon sabre qui dormait sur le sol, où je l'eus gracieusement laissé en paresse et faiblesse. J'en fus certaine à cette seconde; le son provenait de cette direction. Mes poumons aspirèrent l'affame. Je me léchai les lèvres et retrouvai le goût de son sang sur mon palais. Le sang de mon porcelet à croquer. Je soupirai et fit quelques discrètes et nonchalantes marches vers cette épée japonaise.

Puis un geste, rapide qui me prit au dépourvu. Le lardon mignon qui quittait sa cachette, que je n'avais point remarquée, pour se jeter sur l'arme. Mes yeux s'écarquillèrent davantage qu'ils le purent et je bondis vers le luisant métal. Mais il fut plus rapide que moi et saisit le couteau immense l'histoire d'une seconde avant ma poigne. Je levai un regard sur lui et m'immobilisai dans cette position de sauvage prêt à attaquer. Ma tempe se fit battante. Mon souffle, rêche. Mais point d'expression sur mes traits, comme à l'habitude. Je me fis en suspend, ne concentrant que toute mon attention sur ma victime qui était devenu, à la fraction d'un instant, mon agresseur. C'était maintenant moi la pauvre. La faible. Prise au piège. Le rat galeux et pitoyable. Je serrai des crocs, ceux-même que j'aimerais bien utiliser pour broyer le cou tendre du jeune humain en face de moi. Et s'il venait à transpercer ma peau, si la lame venait à la fendre, qu'adviendrais-je? Blessée, mais point souffrante. Depuis mon séjour en psychiatrie, je n'avais plus la sensation de douleur en cervelle. Et peut-être serais-je capable de m'approprié mon repas tout de même. Je fis calcul du rapport entre mes dommages physiques et ce que m'apporterais d'avoir son aorte entre mes palettes.

Et je me dirigeai vers lui en tendant mes griffes à son cou.


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-21, 11:29




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J
e m'étais élancé à corps perdu sur la lame, priant l'obtenir avant elle et par chance, c'est ce qui se passa. J'attrapais l'arme, me relevais et la pointais en direction de la cannibale, les mains tremblantes. Elle ne bougea plus comme si elle était surprise, même si elle était peu expressive. Maintenant, ce n'était plus moi qui se retrouvait dans une mauvaise position. Ce n'était plus moi qui la craignait, mais elle qui devait sans doute avoir peur de se recevoir un coup de ma part. Oui, je savais que je pouvais le faire. Il ne me suffisait d'un geste pour la mutiler, l'abandonner là à son triste sort et enfin je serais tranquille. Enfin, elle ne me tuera pas et ne me fera plus aucun mal. Après tout, c'est ce qu'elle voulait ; elle voulait me détruire. Je pouvais donc en faire autant... Je sentis doucement la rage monter en moi, la colère d'être ainsi poursuivit comme un pauvre gibier. Je voulais obtenir vengeance et en faire autant avec elle... « - Si tu bouges, je n'hésiterais pas à te tuer ! » ... Mais est-ce que ça en valait le coup ? Ne me sentirais-je point coupable ensuite ? Non, je me rendais compte que j'en étais pratiquement incapable. Bien sûr, je n'allais pas me laisser dévorer. Si elle comptait continuer, et bien je l'attaquerais pour l'en empêcher. Mais c'est tout. Je ne voulais plus être le criminel d'autrefois. Et même, être pire de ce que je fus avant. Non, jamais... « - Nous ne sommes pas obligé de nous faire du mal, tu sais... ». rajoutais-je de manière plus détendue. C'est vrai que si nous pouvions dès à présent nous séparer tout les deux, chacun de notre côté, sans nous faire souffrir davantage, ça serait avantageux pour tout les deux. Et c'est ce que je voulais... Si seulement ? Mais la jeune fille en face de moi semblait déterminée à me transformer en charpie. Sinon, elle aurait fuit. Dans ce cas alors, je l'aurais laissée partir, mais là, elle ne me laissais pas le choix de l'attaquer. En effet, elle s'approchait de moi, tandis que je reculais... « - ...J'ai dis de ne pas bouger !!! ». J'essayais de m'imposer, de l'effrayer, montrant mes crocs et sortant mes griffes à mon tour. J'agitais ma lame juste devant elle, espérant alors qu'elle recule face à l'adversité. Mais encore, je ne savais pas si elle allait le faire. Serait-elle à ce point bornée qu'elle risquerait sa vie pour m’anéantir ? Même les plus grands prédateurs préféraient fuir lorsqu'il y avait un risque de danger ! Serait-elle encore plus imprévisible que je ne l'imaginerais ? Je n'attendis point longtemps alors que je vis ses mains, trop prêt de ma gorge et sans prévenir, je tentais de lui asséner un coup au niveau de sa hanche. S'il fallait que j'use de la violence pour la faire partir, alors qu'il en soit ainsi...

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-25, 22:46


Saignement et ...
«Je t'attraper-»

Et je me dirigeai vers lui en tendant mes griffes à son cou.

Je m'arrêtai. Fis la statue. Il me dit la menace de mort. Vraiment..? J'aurais bien eut un sourire en coin que mon visage lui eut été possible d'exprimer. Un porcelet ne tuait pas, il se faisait manger par le loup. Jamais ce lardon ne serait capable de m'égratigner, j'étais persuadée et me savait trop brillante pour m'en tromper. Au terme d'avoir jugé l'innocent toute ma vie, je ne ferais d'exception de ce menu. Je continuai sans plus attendre mon ascension vers ma pièce de viande qui reculait en tenant la lame ferment, comme s'il allait l'utiliser, chose qu'il ne ferait pas. Je ne savais que trop bien. Puis comme j'aurais put me douter, il commença les plaintes, à quémander la paix. Que nous n'avions pas besoin de nous blesser l'un l'autre? S'il savait comment sa mort serait longue et martyr lorsqu'il viendrait à glisser entre mes serres. Parce que je le conserverai des semaines et des semaines en vie à le déguster par petit morceaux frais, histoire de faire durer un plaisir divin jusqu'au bout d'une vie d'extase. Et j'y arriverais, même s'il m'en coûtait de me faire trancher par le sabre. Alors qu'il ne fasse point de fausses prières, le pauvre lardon, à espérer que nous ne nous fassions aucun mal...  

Alors sans hésitation que je fis enjambé vers le succulent. Ma main agrippa son coup, en mes fin doigts de leur bout graffiteur. Je sentit sa jugulaire me glisser entre les ongles. Une sensation téméraire et folle qui me fit oublier l'arme de ma croquette. Je le vis se donner élan et il m'asséna un coup. À la hanche. Je fus pris de court. Directement sur mon pantalon. Et plutôt malhabile; ce fut le revers de la lame qui me frappa. Je ne ressentis donc aucune douleur. Et l'objet n'aurait été un obstacle en soit. Si la force du coup ne m'avait pas poussée loin de mon lardon. J'écarquillai les yeux immenses déjà en trébuchant vers l'arrière. Mes pauvres bâtonnets de jambes frêles perdirent équilibre et mes bras firent les moulinets en réflexe pour me ramener en posture. Mais je dérivai dans le vide derrière moi et tombai sur mon arrière-train bien franchement, dans un tas de décorations de scène derrière moi. À pic, dans les méandre d'un spectacle terminé. Sans que je ne puisse me rattraper. Et il y eut un terrible choc. Je le ressentis à peine, mais je devinai mon crâne percuter un lourd objet à ma nuque. Car ma cervelle résonna de mille sombres échos et j'entendis un bruit de la catastrophe. Mes yeux globuleux tournoyèrent dan leur orbite avant que je ne tombe dans les pommes, comme un pantin jeté parmi les ordures des coulisses.

La dernière chose que je vis fus mon lardon au dessus de moi qui s'embrouillait dans le noir de mes paupières - et je ressentis une envie de pleurer qui fut étouffée par une inconscience drastique.


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-10-29, 04:44




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E
lle fut légèrement réceptif et elle s'arrêta lorsque je luis criais des menaces de mort, mais même ça, lame en main ne fut point assez pour la pousser à prendre ses jambes à son cou et fuir. Peut être ne paraissais-je pas aussi effrayant finalement, du moins, que malgré l'attitude que j'adoptais, je restais un petit chaton sans défense. Malgré les griffes et les crocs qui ne me servaient aucunement. Je reculais donc, alors qu'elle continuait sa marche dans ma direction. Si au moins je ne pouvais pas lui faire de mal, alors je pourrais déjà prendre la poudre d'escampette, mais malheureusement, je ne pouvais courir éternellement, et un jour ou l'autre, l'un de nous deux finira par se fatiguer. Je ne voulais donc point donc prendre le risque de m'épuiser en premier au risque qu'elle ne m'attrape pour de bon. Je décidais également de lui prier de cesser de me poursuivre. Que nous pouvions aussi nous faire aucun mal. Que je n'étais pas obligé de la trancher du sabre que je maintenais présentement et qu'elle pouvait également ne point me déguster.. Même si la cantine n'avait rien de savoureux, il était illogique d'en arriver jusqu'à dévorer ses collègues. Mais encore une fois, ce fut un échec pour essayer de l'empêcher de faire quoique ce soit. Elle ne cessais d'avancer et je ne comprenais que, malgré le silence qu'elle laissait et son aptitude à être plutôt inexpressive, me poussait à reconnaître qu'elle ne changerait point son chemin. Elle était plus que déterminée à ne faire qu'une bouchée de moi. Je sentis alors doucement ses doigts atteindre mon cou, et je savais que si je la laissais ainsi continuer, sans doute aurais-je à souffrir une nouvelle fois de ses crocs. Sans crier garde, je tentais de trancher la hanche de l'adversaire pour qu'elle se résigne à abandonner le combat ; j'étais armé, pas elle. Mais en même temps, je réussis à la repousser... Un peu trop loin. Elle recula alors avant de chuter dans le décor se trouvant derrière elle tel une poupée désarticulée. Bientôt, elle ne bougea plus. Je restais d'abord là, tel un idiot à l'observer comme hésitant à chercher si elle était morte ou non. Je... Je ne pouvais pas l'avoir tué comme ça, si ? Je sentis la peur m'envahir et ravala ma salive avant de faire volte-face et de commencer à faire quelque pas. Je ne pouvais pas rester là... Si par chance elle survivait, j'avais maintenant tout le temps pour qu'elle ne me retrouve pas avant de partir. Mais si je venais de commettre un meurtre, personne ne devait savoir ce que j'avais fait. Et le mieux était, selon moi, de quitter la scène de crime avant que quelqu'un d'autre arrive et ne découvre le corps, moi avec la lame en main, couverte du sang de la victime... D'ailleurs, je l'abandonnais au sol en grimaçant : il fallait que personne ne me rencontre sur la route avec ça ! Doucement, je reposais mes doigts sur mes lèvres d'un air pensif, ressentant alors irrégularité de la forme dû à la morsure. Las, je me disais qu'il fallait que je rejoigne l'infirmerie pour me guérir ça au plus vite. C'était peut être rien qu'une légère blessure, mais ce n'était pas très présentable pour un chanteur. Je ne pouvais pas me présenter devant tout un publique avec ça sur la figure !! Voilà que j'errais doucement sans songer un instant que la jeune artiste puisse se relever... Alors que tout le monde sait bien qu'il ne vaut mieux ne jamais tourner le dos à son adversaire...

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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-11-04, 13:04


Éveil et retrouvaille
«Tu croyais t'être débarrassé de moi?»

La dernière chose que je vis fus mon lardon au dessus de moi qui s'embrouillait dans le noir de mes paupières - et je ressentis une envie de pleurer qui fut étouffée par une inconscience drastique.

Rien. Jusqu'à ce que mes paresseuses paupières ne s'esquivèrent de la fatigue. Une lourdeur insensé qui parsemait mon corps, et mes membres qui ne voulaient plus en faire partie. Une tête qui tournait sans bon sens et sans raison, je trouvai alors le coma pour la fraction d'une seconde et sentit ma matière grise devenir la compote de mille dégâts. Et je m'embrouillais, et je pataugeais dans ce que j'aurais put appeler le sommeil profond...

...mais mon estomac me titillait. Toujours et encore, du bout du pif, cette arôme du vorace. Le goût de son sang m'entravait la gorge et j'ignorais encore la véritable extase de sa chaire: l'abandonner serait le Mal. J'ouvris les paupières, d'un sec coup, au grand complet. Dans mes globes, deux immenses pupilles qui fixaient le vide. Ma respiration qui s'accentuait à l'haletant. Je retrouvai l'emplacement de mes membres et de leurs nerfs sciatiques et mis la machine de mon corps en fonction. Un vrombissement intérieur à déchirer la peau de mes organes. Je me redresse en titubant, le menton bas et les bras pendant. Je respire avidement; autour de moi, aucun lardon. J'engage un bas maladroit et étourdit dans les allées des coulisses, à m'accrocher dans les décors et les objets. Puis je le vois.

Ma salive ne fait qu'un tour dans ma gorge, le sang fait de même dans mes veines. Je me stabilise en fixant un point fixe: lui. Il est ma motivation, il est ce qui me garda droit. Parce que je voulais, j'avais besoin de lui. Dans mon ventre. J'entame une marche à grandes enjambées, silencieuses, fourbes et convaincues. Je ne fais un bruit, il semble posté à réfléchir sans se mouvoir. Pauvre porcelet, s'il savait qu'il avait toute l'occasion de prendre la fuite... Et alors que ces réflexions rasent mon esprit, je l'empoigne par le collet de derrière et le propulse sur le dos, sur un tas de bric-à-bras. Et je me jette sur lui, complètement. Porte mes mains autour de sa gorge. Et étrangle d'une faible force - légère brebis que mon corps était pour renfermer les crocs d'un loup.

Et je serre piètrement de mon minime poids - dans mon regard, la rage et la démence de toute tuer, parce que je le veux, mon repas.


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-12-01, 04:34




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T
out le monde sait bien qu'il ne vaut mieux ne jamais tourner le dos à son adversaire... Pourtant j'étais là à songer les pires scénarios possibles où l'on me ferait remarquer pourquoi j'avais cette morsure au niveau de mes lèvres. Je ne pouvais que dire que c'était de la faute de la cannibale. Mais que dirait-on si on retrouvait son corps sans vie, juste après ? C'était de l'autodéfense, oui... Seulement de l'autodéfense. Si je ne le faisais pas, c'est moi qui serait mort à sa place. C'était ça ou rien. Et puis, le Cirque n'était pas un asile pour les pires criminels de Londres ? Personne ne me ferait la remarque, c'est sûr... Néanmoins, j'avais peur d'affronter la colère de Maître Todd. Il n'aurait pas accepté qu'un artiste puisse en tuer un autre si précieux pour les spectacles organisés ici... Comme il n'aurait accepté que Theresa me tue, j'imagine ? Ou alors que peut être considérerait-il cela comme les risques du métier ? En tout cas, mieux valait l'éviter. C'était mieux comme ça. Et puis, il n'y avait rien pour indiquer que c'était moi qui l'avait supprimé. Mais pour cela, il fallait partir d'ici et vite, maintenant. C'est ce que je comptais faire, mais je ne m'attendais pas à sentir une présence derrière moi et m'attraper le col. Je ferme les yeux craignant d'être sermonné par quiconque pour ce que j'avais fais. On allait sans doute me faire du mal pour me punir, ou peut être pire, on me ramènera auprès de Maître Todd pour m'expliquer et peut être quitté le Cirque de force... Mais je sens que l'on me tire vers l'arrière, je titube puis je suis projeté dans un tas d’innombrable d'accessoires, sans doute pour les représentations. Je suis confus un instant et me plains de la douleur dans dos transpercé par la forme irrégulière de l'amas de bibelot, où je m'enfonce doucement à l'intérieur dès que je fais un geste. Et pire encore lorsque je la vis bondir sur moi, me fixant d'un air remplit de folie et de violence. Elle n'était pas morte... Elle était bien vivante ! Et à cet instant, dur pour moi de la combattre alors que je me retrouvais dans une mauvaise position, l'arrière détruit par le tas d'objet. Sans compter lorsqu'elle serra ma gorge de ses griffes. Je tentais de me débattre, de crier et d'appeler à l'aide, mais ne sortis d'un bruit étranglé alors que j'essayais de déployer ma gorge. Peu à peu, je m'abandonnais songeant que d'essayer de sortir de se pétrin ne ferait que de conduire à ma perte. C'est seulement si je me laissais faire, qu'elle lâcherait enfin prise et que je pourrais à nouveau essayer de sortir de ce traquenard... Du moins je l'espérais. Je fermais alors doucement les yeux, craignant de me faire manger, encore vivant. Sans doute l'une des choses les plus horribles que l'on puisse imaginer. Anxieux, je me suis mis à trembler puis à pleurer... « - ...Pitié... » implorais-je entre deux soupirs.
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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-12-08, 23:10


Pitié et dédain
«Ce genre de chose que je n'éprouve pas...»

Et je serrai piètrement de mon minime poids - dans mon regard, la rage et la démence de toute tuer, parce que je le voulais, mon repas.

Ma gesticulation m’apparaissait comme l'amphithéâtre de mes mouvements. Il y avait cette jubilation qui m'étourdissait à faire de ma loque un habitacle pour la fièvre en délire. Sous mes serres, une jugulaire qui s'émois à perdre le compte, des battements qui s'unissent fatidiquement, sans trop la réussite d'un pouls. J'écarte les lèvres ou en sorte un soupir et les méandres d'un gargouillis en ventre. Il s'agence à ceux de mon lardon, mais a tout autre connotation... Et ce cœur s'affaisse, alors que le mien dérive dans l'inconscient. Je me sens presque flotter; l'extase, nul autre que la charitable divinité qui coulait son âme à petit feu dans mes poignes! Cette viande à personnalité - jouer avec sa nourriture était aussi plaisant et malsain que de lui attribuer une psychologie - qui était dans mes pattes, bientôt dans ma gueule...

Et il parla du mot de pitié. Je m'immobilisai, sans jamais le laisser fuir, bien certainement. Je claquai des dents trois distinctes fois après avoir laissé un silence envahir la place. Couvert de mes glaucomes putride, j'analysais avec soin cette requête du minable, du repas qui voulait garder vie. S'il savait comment je lui épargnerais la vie s'il n'avait été de notre emplacement! J'aurais très bien pu l'assommer, l’emmener en lieu sûre. Le garder captif, bien en santé, et le grignoter par petits morceaux distincts à chaque semaine, d'un sang toujours frais et renouveler... Mais il me devait de le tuer puisque nous n'étions point dans l'un de mes rêves, mais bien dans un cirque avec gardes, maître de cérémonie, et public.

Je restai accroc à cette demande, statue de toujours, emprise de fer sur lui. Pitié... Même s'il m'en jetai le sort de piètres paroles, même s'il me demandait de tout le peu d'âme qu'il lui restait, ce n'était pas un sentiment que j'éprouvais ou que j'éprouverais à quelconque moment. Je le toisai, lueur de dédain à l’œil. Il n'y avait que les faibles qui quémandaient de pitié en ce bas monde. Cela ne me donnait que davantage l'envie de mettre fin à ses jours et de le bouffer tout cru, d'autant plus que les cri de famine de mon estomac s’amplifiaient crescendo de seconde en seconde. Tout réponse à ses pleures fut:

-Non.

Je continuai à l'instant même de serrer son tendre cou. Il était si fragile, et je prenais mon temps pour faire durer ce malin plaisir. Jamais je n'avais ressentit de tel.

Et quelque chose vint tout gâcher. Un bruit. Un pas. Un sifflement. Quelqu'un. Dans un corridor adjacent, un forain, sans doute, qui venait saisir un quelconque matériel. Et qui s'approchait. Je grognai dans le fond de ma gorge et espérai qu'il ne venait pas tout gâcher. Une chose était certaine, si je voulais garder espoir sur mon repas de Dieux, je devais dégager au plus vite: on me voyait, c'était perdu. Je lâchai la carotide de mon lardon et lui empoignai le poignet avec férocité et force.

Ainsi, je le traînai jusque dans un corridor, pour m'éloigner de l'employer, pour fuir ce briseur de jouissance.


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2013-12-16, 04:22




« Funny way to kiss someone ! »
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C
'est trop tard. songeais-je finalement alors que ces doigts fins s'enroulaient et ne cessaient de serrer ce qui fut mon cou. Anéantit, je me vois mourir à petit feu. J'ai beau me débattre, cela ne me fait simplement souffrir d'avantage, nageant dans ce dépotoir d'accessoires qui me pique, me coupe et me blesse. Plusieurs fois je voulu me ressaisir et combattre mon assaillante avant d'abandonner en vain et de la fixer avec désespoir tandis qu'elle me fixait de ses prunelles n'inspirant que la haine et aliénation. Avais-je dont mériter réellement cela pour un simple baiser volé et quelques caresses interdites ? Si seulement, j'aurais pu arrêter tout ça maintenant et revenir en arrière. Ou bien me faire pardonner d'une quelconque manière... Bien qu'elle ne cherchait aucune excuse pour le moment. Seulement me dévorer. Et ça, j'avais bien le sentiment que je ne pourrais l'empêcher de le faire, même avec toutes les paroles ou les cadeaux du monde. Jamais...

Ma respiration se fait maintenant rare. Je m'étouffe lentement, agonisant sans que je puisse y changer quelque chose. Je capture de façon insignifiante l'air qui arrive encore à se glisser jusqu'à ma gorge, mais je sens ma fin approcher à grand pas. Ma vue s'obscurcit et chaque mouvement même les plus faibles commencent à devenir plutôt pénible. Je ferme alors doucement les yeux, en cédant face à mon prédateur. Gémis et pleure sans aucune honte en implorant désespérément de la compassion, du pardon, de la pitié. J'avais pensé malgré tout que cela servait à rien que j'agisse à présent de la sorte alors qu'elle allait atteindre son but. Pourquoi me relâcher maintenant alors qu'elle allait enfin savourer sa victoire ? Une victoire terrible que de vouloir dévorer un autre artiste... Mais qui avait, sans aucun doute une signification pour elle. Pourtant, elle s'arrêta bien qu'elle ne me relâcha point. Je pus enfin respirer de nouveau. Une lueur d'espoir traversa mon regard alors que je me risquais d'ouvrir les yeux. Je pris même la peine de lui sourire comme pour la remercier de mettre fin à cette torture. Avait-elle alors un peu de bonté pour finalement me laisser vivre encore ? Sa réponse ne fut que de simple claquement de dents. Peut être afin de signifier qu'elle avait faim, je ne savais point... Tout ce qui m'importait, c'était de pouvoir souffler de nouveau, même si encore, une nouvelle marque violacé venait d'apparaître autour de mon cou et que je serais une énième fois beaucoup moins présentable lors de mes représentation. Mais une fois encore... Peu importe. On n'allait pas retrouver mon cadavre dans l'amas d'accessoires qui se trouvait là.. Enfin, bien évidemment, c'est ce que j'avais cru. J'avais alors supposé qu'elle me laisserait repartir, ou du moins, ne me tuerais pas. Si elle voulait de la viande alors j'aurais été prêt à mettre le Cirque sans dessus dessous pour lui en donner ! Mais sa réponse fut tout autre, froide et catégorique...

«
- Non. ». Là alors, je réalisais que plus rien peut être, ne pourrait l'arrêter. Mais je savais aussi que plus rien m'empêchait de ne pas continuer à essayer de duper la mort. Aussi, mes gesticulations reprirent une nouvelle fois tout comme ses griffes qui venaient m'entourer le cou et à le serrer de nouveau. Mais nous nous arrêtâmes alors que des bruits retentirent au loin. Quelqu'un était là... Et il s'approchait ! Tandis que ma prédatrice surveillait l'arrivée de cette personne, moi, j'espérais alors que ce dernier ne vienne me rejoindre et qui sait, me sauver. C'était maintenant ou jamais. Alors, je me suis onduler, gigoter, gesticuler dans ce bric-à-brac sans fond afin de nous faire repérer, mais mon assaillante m'y arrêtait net alors qu'elle m'en sortit d'une énergie d'acier, motivée par l'appétit, commençant à me traîner vers l'inconnu. J'étais fatigué, essoufflé et pourtant, je prenais le risque de m'égosiller... « - ...A l'aide !! » miaulais-je à tue-tête, essayant bien évidemment d'attirer l'attention de l'inconnu, même si crier était bien évidemment difficile après s'être fait étranglé pendant de longue minute...
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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2014-01-03, 21:33


Traîne et mensonge
«Je suis la victime.»

Ainsi, je le traînai jusque dans un corridor, pour m'éloigner de l'employer, pour fuir ce briseur de jouissance.

Car je fus prise au dépourvue, pour une fois. Et ce petit miracle continua ses plaintes excessives et carrément grotesques. Je n’avais pourtant point outre mesure envie d’empaler ses cordes vocales de trois griffes ou de lui mordre la langue à la suite d’une lèvre inférieure ragoûtante. Non, j’avais désormais le plan idéal en tête. Le faire taire, d’une manière drastique et joliment efficace; garder en suite belle chasse sans geste que d’émietter par petits apéros et desserts le corps frais et toujours disponible du délicieux. Un lardon vivant à déguster par petit morceau, jamais fermenté, jamais épuisé de sa texture qui n’avait d’égale que son parfum. Un buffet qui durerait jusqu’à la dernière lapée et qui me nourrirais pour des semaines entières. Un rêve, une extase d’appétit que le meilleur des cuisiniers ne saurait assouvir. Je n’avais que de papilles pour cette puce saignée qui bâclait un souffle, une respiration à la surface qui peinait à battre de l’aile, et qui filait entre mes mains. Alors le défis était de tel : comment le faire taire? Lui couper la langue? L’organe laissait couler tant de sang : il s’en viderait avant l’heure de la collation. À moins qu’il ne le boive à la mesure de son giclement? Ce serait un phénomène étonnant. Que unique moi-même à ma connaissance étais capable de boire jusqu’à l’acte en soi.

Il se noyait dans l’air qu’il n’avait plus, que je lui retirais à chaque seconde de sa fin de vie. Et j’avais un choix à faire. Le lardon me sourit – quelle drôle de scène, un repas qui a des émotions – mais je n’en sus l’origine de cet élan de tendresse sur un visage agonisant. Peut-être échappait-il un restant de nostalgie, ou le pitoyable sort lui donnait l’aile d’une dernière pitié. Misérable miséricorde que de voir le pauvre innocent et sans défense se faire abattre en pleine jeunesse. C’est ce que l’écrivain dit. Mais la véritable bête, le loup devant le chaton de ruelles, n’avait rien de cet instinct naturel : il dévorait parce que la faim devait être comblée. Et jamais il n’avorterait la bouchée pour des yeux doux. Et alors qu’il semblait rejoindre son cadavre comme un terrier cadavérique, il reprit son rythme battant de l’échappatoire vaine. Allons donc! J’avais sa vie entre mes mains, et il n’avait pas encore rendu l’âme simplement parce que j’en avais pas encore décidé de la sorte. S’il croyait pouvoir gagner une force de rabattre la victoire de son côté..!

Mais ce fut plutôt la chance, la sienne, que ses muscles délectables qui lui sauvèrent les flancs à cet instant près. Un échos, un claquement de pas sur le sol… Je m’immobilisai à le fixer toujours de globuleux qui n’avait pas la place, qui n’avaient qu’inconfort et malaise sur ce si petit minois qu’était mien. Il en prend moins d’une seconde avant que l’ouïe ne détecte un bruit, l’envoie directement à la cervelle afin qu’elle l’analyse et ménage une conclusion au cortex pour enfin lui quémander une réaction. Je sentis ce précieux millième de minute s’effondrer dans mon crâne putride, et s’écroula un vœux cher comme l’arbre s’évanouit à jamais sous la hache du mercenaire. Je devins si crispé que mes nerfs lachèrent ce meurtre automatiquement : comment agir autrement puisque mon lardon venait de crier les mépris de l’aide..? Une prière qui ne parvint pas aux oreilles du Créateur – celui dont je n’avais aucunement de besoin de toute façon – celle que le porteur de pas n’ai pas entendu ces plaintes charmantes. Ô combien charmantes, parce qu’il était de charme et d’autant plus que de voir un petit lardon souffrir une pleures de la sorte!

Je lâchai ma proie et le saisit sans plus attendre par les épaulettes. Fuir, l’emporter dans le terrier du lapin blanc et ne plus jamais en ressortir, qu’une fois la panse pleine et débordante. Alors je courbai le dos sur lui qui était maintenant sur le sol, et par petites et rapides enjambées à reculons, je le tirai par la veste, le traînai sur le sol. En fuyant les ondes sonores que vomissaient les traces de l’arrivant comme un compte à rebours maudit ou les coups d’un clocher sur les fin d’une apocalypse. Et à travers les corridors de babioles, dans l’ombre des catacombes de spectacles achevés ou abandon, je le tirai toujours dans les abysses. Mon regard s’accrochait maintenant à cet étroit horizon de couloir sinistre dans lequel j’appréhendais à tout moment la venu d’un forain. Et je n’étais pas sotte, j’étais bonne devineuse : apparut au bout de cette allée un homme qui se tourna vers nous. Je m’arrêtai sèchement. Mais ne laissai filer mon goûter. C’était un clown, très vieux, maquillé depuis des siècles sur ses rides creux on aurait crut. Il avait des yeux exorbités et une perruque affreuse et coloré comme n’importe quel clown. Et le fanfarron portait un veston cravate dix fois trop grand pour sa maigreur, aux teintes dégobiller sur une gamme d’encre qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Il nous fixa, je le toisai sans un geste, sans un souffle. Trouver une excuse. Rapidement. J’étais au bord du précipice qui couvait une existence complète et ses rêves les plus tendres – tendres! C’était le cas de le dire.

-Il m’a agressée. Je me suis défendue. Je le ramène où il devrait être.

Dans mon ventre. Dans mon ventre. Je hurlai intérieurement.

J’étais incapable de mentir. Point convenablement. Autant j’y mettais de l’aorte ou de la confiance, toute celle puissante et majestueuse j’éprouvais pour mon être. Alors j’avais appris à conter le mensonge en blanc. Plus il se rapprochait de la vérité, plus il était convenable et crédible. C’était par expérience que je pouvais en déduire de telles. Passer pour la victime, fastoche lorsqu’on est une rachitique à côté d’un homme – dommage que je sois en train de le trimbaler.

Peut-être le vieux clown y croirait de telles – peut-être, encore mieux, mon lardon ne saurait prendre parole! – avec trop d’espoir je tentais de resserrer son veston autour de son cou pour bloquer sa gorge jasette.  


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2014-01-12, 07:48




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J
e me laisse finalement traîner, fatigué à force d'essayer de respirer convenablement lors de l'étranglement et à essayer de me retirer des griffes de l'artiste. Je n'avais fais que de crier quelques instants. Il suffisait alors simplement pour l'inconnu et suivre ma voix puis nos pas et venir me sauver. C'était aussi simple qu'un jeu d'enfant ! Pourtant je craignais le pire... La Cannibale pouvait tout aussi bien trouver une échappatoire et m'emporter avec elle où elle continuerait sa torture horrible. Mais je n'avais plus la force de me relever, alors, à quoi bon ? J'allais mourir là, et stupidement.. Moi qui croyais que j'avais plus de chance de m'éteindre en pleine rue à cause de la soif et de la famine, je m'étais trompé ! Cet alors qu'un long parcours dans un couloir sinistre s'engagea. Nous avions dû fuir le forain qui passait par là, ma chance venait de tomber à l'eau. Alors, je m'y tout mon poing bien qu'affaiblit pour lui rendre la tâche difficile. Il ne fallait pas arriver jusqu'à sa probable cachette sans même tomber sur quelqu'un. Ça serait dommage et surtout, cela voulait aussi dire que cela en serait finit de moi... Néanmoins elle s'arrêta. Est-ce qu'elle avait réussit à trouver un endroit où elle pourrait continuer son festin ? Pourtant, nous étions toujours dans le couloir, bien que nous nous étions rapproché de la sortie. Il y avait toujours des chances pour que l'on soit repéré. Et tant mieux... C'est en levant la tête que je le vis alors, là tourné vers nous. Couché sur le sol, l'homme à l'allure de vieux clown me paraissait totalement effrayant et je ne savais d'ailleurs, si je pouvais réellement avoir confiance en ces capacités de sauvetage ! Qui sait s'il n'allait pas me manger avec elle ! Tout les deux représentaient si bien le Dark Circus si sombre, regroupant un grand nombres de personnes fous comme si cet endroit était en réalité un hôpital psychiatrique. Mais je ne devais juger l'apparence de cet artiste. Pas en cet instant du moins alors qu'il pouvait toujours m'aider... « - Il m’a agressée. Je me suis défendue. Je le ramène où il devrait être. ».

Elle n'avait pas vraiment tord là-dessus même si on ne pouvait point considérer cela comme une agression, seulement comme un harcèlement... Néanmoins, ce n'était sûrement pas dans ma caravane qu'elle allait me ramener, non. Impossible. Je garde alors mes prunelles accrochés à celles de l'homme en face de nous. Un regard remplit de pitié, un regard qui ne pouvait qu'inspirer la tristesse alors que l'on savait pertinemment que j'étais en danger de mort. J'ouvris alors la bouche pour répliquer et crier que tout ceci n'était que des mensonges. Elle voulait me tuer. Mais je la sentis tirer sur mes vêtements comme le maître resserrerait la laisse sur son animal de compagnie, m'étouffant une nouvelle fois. Entre deux souffles, je produis alors un doux sifflement en essayant de quémander de l'aide, mais en vain, je peinais à croire que l'autre ait entendu quoique ce soit. Je laisse alors couler des larmes d'abord timide. Puis, qui ne cessent de tomber. Je tremble, j'ai si peur et ça, même sans voix il était facile sans doute de lire mon expression du mon visage. Je priais alors intérieurement pour que cet homme n'importe qui, cela pouvait être, soit de mon côté et non du siens. Qu'il comprend ce qu'il était en train de m'arriver au lieu de rigoler de mon pauvre et triste sort...
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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2014-01-13, 23:25


Fuite et possession
«Non il est à moi.»

Peut-être le vieux clown y croirait de telles – peut-être, encore mieux, mon lardon ne saurait prendre parole! – avec trop d’espoir je tentais de resserrer son veston autour de son cou pour bloquer sa gorge jasette.

Et il ne fit rien de parole. Je fus bien heureuse de ce coup. Un sueur froide perlait ma tempe et je priais que ce clown sénile dégage hors de notre vue. Il nous fixait, je n'avais pour espoir que son air carrément égaré et impuissant. Il semblait sous l'effet de l'alcool ou d'une drogue quelconque, ou simplement carrément vieux et déraillé. J'espérais l'un de ces scénarios, car il eut été alerte, j'aurais été démasqué et pire: prise la main dans le sac. Je n'avais besoin de cette note à mon curriculum vitae au cirque, Maître Todd était la dernière personne qui devait soupçonner mes famines qui n'avaient rien d'un comportement de société adéquat dans le cadre du cirque. Alors je ne laissai le suspend nous égorger, et je me retournai pour traîner encore mon lardon. Je ne pouvais pas non plus rester devant cet artiste inconnu à forcer une dévisage mutuel pendant des lunes. Et faire comme si de rien était m'aiderait à prendre appui sur mon point.

Alors je continuai ma marche dans les coulisses, à creuser les remparts d'objets d'abandon et de don. Il se faisait sombre, mais j'entamais sans trêve ma marche en traînant toujours derrière moi sur le sol, tenu fermement par le collet, le chanteur qui embrassait les mauvaises personnes - tant mieux pour moi! Je ne sus trop jamais si j'eus pressé le pas ou parut suspicieuse dans mon visage vide, ou si la simple scène que l'on donnait à ce clown était pour le moins étrange, mais la malchance me tomba sur les pieds. Je pris tournant à gauche, à gauche, à droite... J'espérais voir la lueur du soleil ou de son astre opposé... Quelle heure était-il? Aurais-je l'opportunité de me faufiler à la tente avec en poche ce porcelet miraculeusement muet ou devrais-je rester à attendre la tomber de la nuit sous la toile d'un chapiteau des horreurs et des folies? Cette question ne figura pas plus longtemps en ma cervelle qu'apparut devant moi le clown. Si près. À un tournant, sauta à mon visage pour ne laisser que quelques pouces les distancer. Je figeai mais n'eus le temps de réagir. Je resserrai encore plus violemment le collet du pauvre dans ma serre.

-Relâche-le.

Et il m'ordonna. Je battis des paupières, et bien franchement, fus offusquée. Cet intrus n'avait rien à me dire, et je n'avais, pour tous les Saints du monde, rien à me reprocher. Si j'étais capable de le faire, c'est que je pouvais le faire. Évidemment. Il ne me volerait pas mon repas, ni pour s'en faire un précieux, ni pour dénoncer ou délivrer qui que ce soit.

-Non. Il est à moi.

Et je m'avançai comme si de rien était, sans un battement de paupière, en tassant le vieillard de mon épaule. L'accrochant, plutôt. Il saisit mon poignet et me regarda d'un intensité qui ne pouvait être qu'une mauvaise augure.

-Il le saura et il te tuera.

J'eus deviné qu'il parlait de Maître Todd. Je ne sus jamais en fait. Il agrippa mon poignet qui tendait ses tendons sur la chemise de mon lardon et le tira de toutes ses forces. Mes pauvres muscles sans grandes utilités ne firent long feu et je lâchai malgré moi ma pièce de viande. Un sentiment de tout perdre et de désolation soudaine m'envahit.

J'aurais pleuré.

 


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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2014-02-24, 18:55




« Funny way to kiss someone ! »
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C
ela me parut durer plusieurs minutes, plusieurs heures. Ils étaient là, à se dévisager sans piper mot, tandis que je restais au sol, à demi-étouffé. Qu'est ce qu'ils pouvaient bien attendre ? Pourquoi ne venait-il pas m'aider ? Pourquoi la laisser faire, elle ? Je passe mes mains sur mon col pour essayer de dégager le bout de tissus qui rend ma respiration difficile, mais à peine eus-je le temps de m'occuper de ma respiration, que nous voilà repartit. Elle m'entraîne... Et il n'a rien fait pour la retenir ! Rien ! Je tire une grimace. Toute ces maigres tentatives pour me faciliter ma respiration n'ont rien servit également, j'ai toujours cette impression d'avoir une corde autour de mon cou que l'on tire plus ou moins fort suivant les situations et ayant pour la fâcheuse habitude de m'étrangler de temps à autre. Mes gémissements et mes pleurs qui avaient débuté face aux clowns ne se stoppèrent point le long de notre chemin. Au contraire, ils s'accentuèrent... Au diable la maintenue alors que je sentais ma fin approcher à mesure que je me faisais trainer à travers le Cirque et ses recoins sinistres ! J'étais foutu de toute façon ! Et si je n'allais pas mourir lorsqu'elle me dévorera vivant, sans doute allais-je m'éteindre dans la strangulation. D'ailleurs, je la sentis de nouveau me serrer le cou plus fort, ce qui fit taire net mes pleurnichements en partie puisque je fus également tiraillé par la curiosité de savoir le pourquoi on venait tout juste de s'arrêter. Est-ce donc ici que j'allais mourir ? Non... « - Relâche-le. ». Je relève de nouveau la tête. C'est lui. Il est de retour parmi nous et cette fois-ci, il semblerait qu'il soit bien de mon côté. J'ose donc lui adresser un léger sourire, même s'il paraît plutôt triste avec mes yeux rouges et mes dernières larmes qui viennent se perler sur mes joues. Mais même si elle ne faisait pas vraiment le poids face à cet homme, elle n'abandonna pas et tenta de reprendre la route...  « - Non. Il est à moi. » avait-elle prononcée, juste avant de reprendre sa marche. Comme si finalement, je n'avais été rien de plus qu'un bout de viande pour lequel on pouvait se battre. Un objet, une possession. Et que jusqu'à maintenant, je n'avais pas chercher à me défendre pour avouer le contraire. J'en avais presque honte, je me sentais aussi pitoyable que je n'eus l'été autrefois, l'enfant sage écoutant son vieux à doigt & à l’œil, simplement par crainte...

Confus, je ne remarquais pas de suite le clown qui venait de saisir le poignet de la cannibale, me tenant. Me libérant par la même occasion. Je me laissais retomber vers l'arrière, mon dos heurtant le sol. Épuisé, je restais un moment dans cette position, profitant par la même occasion de reprendre mon souffle, ma gorge étant enfin libre de tout mouvements. Je ne faisais alors que de les écouter, comme pour m'occuper et me pousser à rester éveiller. «
- Il le saura et il te tuera. ». Depuis le par terre, je les voyais là, au-dessus de moi, le clown la tenant toujours. J'essayais alors de décrypter sa phrase, dans la demi-conscience. Serait-il en train de dire que Maître Todd serait prêt à tuer la cannibale si elle me tuait moi ? J'avais du mal à y croire. Ici, c'était chacun pour sois et même dans le contrat que l'on avait signé, on nous avait clairement expliqué que l'on devait se débrouiller par sois-même pour régler nos problèmes. Bien sûr, il ne pouvait se permettre de perdre des artistes parce que l'une d'entre elle avait une appétit de loup. Il serait donc normal que justice soit faite... Mais au fond. Tuerait-il pour un garçon des rues ? Avais-je vraiment plus d'importance que je ne le saurais imaginé alors que je ne suis qu'un bleu parmi les autres gens de la troupe ? J'avais du talent, oui. Beaucoup de talents malgré ce que je suis. Mais même si je voulais croire l'inverse, je me disais que peut être, il y avait-il d'autre chanteurs ici qui me valaient dix fois plus.

Je tente d'évacuer ces mauvaises pensées de ma tête tandis que je tente de me remettre sur mes deux pattes, assez difficilement. Je n'ai plus qu'une idée en tête : c'est de fuir. Même s'il est question d'abandonner ce clown face à la jeune fille. Après tout, je sais qu'il peut la maîtriser contrairement à moi. Et puis, ce n'est pas lui qu'elle veut dévorer. Lui au moins n'est pas en danger de mort. Tandis que moi si. Je tente de m'agripper à un coin pour me lever en songeant à la direction prendre pour partir... Même si j'imagine qu'il faudrait que je file à l'infirmerie pour soigner ces vilaines blessures...
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MessageSujet: Re: « Funny way to kiss someone ! » Δ THERESA C. RODERICH   2014-03-05, 21:39


Coup et coude
«À la prochaine... dès maintenant.»

J'aurais pleuré.

Mais je n'étais pas réellement de ces états d'âme. Je n'avais jamais vraiment pleuré, si ce n'était que d'effroi. Et pourtant, il y aurait une larme sur le coin de mon œil à cet instant si j'avais eut la capacité d'émouvoir ainsi mon visage. Parce que jamais on ne m'avait offert une telle création divine pour ensuite me l'arracher des mains comme une vulgaire guenille. Ma lèvre trembla, un petit coup sec, puis reprit sa moue inerte. C'était des faux espoirs, l'une des pires tortures que l'on peut infligé à l'humain qui aurait la décence d'une cervelle fonctionnelle.

Je poussai un gémissement qui n'avait rien de gracieux. C'était l'expression de la souffrance que je vivais à la minute près. Celle gâché par ce clown sinistre. Je me sentais décrépir au fond de ma carcasse. Je n'avais plus rien à perdre, me semblait-il, maintenant que le parfait lardon m'avait glissé des griffes. Justement que ses mains m'empoignèrent comme un cadenas d'acier. Je voyais sous mes yeux prendre fuit mon déjeuner. Je beuglai quelque chose de désastreux. Aucune parole. Simplement un cri viscérale qui pleurait et n'arrivait pas à croire tant de malheur. Peut-être avait-il un peu de haine aussi en ces poumons.

Le chaton se faufila et pris fuite. Moi, je n'étais qu'en emprise de ce débile amuseur d'enfants. Qu'il crève! Il n'était rien de bon sur cette Terre! Il était une plaie! Je me débattais, entre ses pattes, encore et toujours. Le fixais maintenant d'un œil immobile et obstiné. Je me débattis encore plus violemment, avec toute la force que mon corps fragile pouvait me le permettre. Dans mon dos, le decrescendo des pas de mon lardon qui s'enfuyait vers je ne sais trop où. Non. En fait je savais. Il y eut comme ralentis dans mon corps. Je sentis l'un de mes pieds glisser dans un amoncellement de boue et mon corps prit la dérive lourdement sur le sol avec le clown. Je savais très bien où allait le lardon. En toute logique, je l'avais blessé. Au sang. À moins que dans sa caravane il n'ait les produits de secours, il devrait aller à l'infirmerie. Et encore là, il se rendrait bien compte tôt ou tard que la morsure que je lui ai infligé approximativement 3,5 centimètres à l'intérieur de la lèvre prendrait des points de suture. En toute conclusion, il allait à l'infirmerie.

Je ne sais trop s'il savait l'état de l'infirmerie actuelle - délabrée et vide de personnel - mais j'étais maintenant bien certaine qu'il s'y rendait. Alors je n'avais plus qu'une idée en tête: y aller aussi. Je me débattais toujours et je parvins à donner coup de coude à mon adversaire directement sur le nez. Celui-ci me lâcha et je crus le sentir rebondir vers l'arrière: occasion pour moi de prendre mes jambes à mon coup. Je me levai et courut aussi vite que je le pus.

Non pas aux trousses de mon lardon: direction l'infirmerie.

 


IT IS LOGIC TO BECOME A BEAST


just a beast can kill another beast. you statically might have the chance to kill it before it kills you. — made by boogylou


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