Les ragots
du cirque

UN CLIENT Naïa? C'est une âme noire! Une tentatrice! Elle veut notre argent... Et lorsque nous serons dépouillés, elle voudra notre mal! Je le sais... Elle se dit magicienne, mais c'est une sorcière! Un amoureuse de Satan! Et toutes les sorcières sont impures! Ne vous laissez pas séduire par ses yeux de braise, et méfiez-vous de son emprise! Il n'y a qu'une démente qui peut jouer avec l'eau ainsi!
UN DOMPTEUR On dit qu'elle est une sauvageonne! Abandonnée depuis la naissance qui se serait fait élevé par un meute de loup. Pas étonnant qu'elle semble autant dérangée...
THERESA DITE FLEISH Zhuang est très anormal. Il pense très différemment des humains si nous établissons une moyenne. Ce qui fait en sorte qu'il y a des chances qu'il ne soit pas humain. C'est logique. Mais il sait faire de la violence alors il est peut-être humain.
LE LIVREUR DE VIANDE Larry, mon collègue, a disparu récemment... Après avoir vu chacun des artistes en scène, je soupçonne celle qu'on appel la Dummy Puppet. Mais oui! Jouer à la stupide et stoïque est le meilleur moyen de ''prouver'' l'innocence! Mais ses yeux inspirent la mort... Je le vois!
UN CLIENT Non mais c'est quoi ces deux tarées?! Espèces de folles!! Je les ai vu, moi, s'évader de l'asile psychiatrique!! Avec du sang sur leurs vêtements... Comment elles ont pu?! Et avec un air de s'en foutre à la con! Je les reconnais!! Oui, une clown avec un parapluie et une autre avec une perruque rose! Si vous voulez mon avis, elles devraient retourner en psychiatrie! C'est là qu'elles appartiennent, pas au cirque!
UN FORAIN MAL INTENTIONNÉ Oui, oui! Un frère, et sa soeur, dans la même caravane! Puis sa soeur a disparue... Tu parles, ouais! C'est clair qu'il s'en ai débarrassée dès qu'il s'est aperçu que Maître Todd laissait sa soeur plus longtemps sur scène que lui, le salaud! Il se fait appeler Prométhéus! Tenez-vous loin de lui, surtout...
UN CUISINIER Cette petite garce aime bien se faire enculer, haha! En tout cas, apparemment qu'elle peut pas dire le contraire... Bin non, elle est muette! Elle traîne beaucoup avec une petite fille... Une vrai salope, je te dis!
CHARLOTTE WEISS Je ne lui fais pas du tout confiance à cette... Ravenna. Je l'ai vue, l'autre jour, et elle... Elle avait un poignard dissimulé sous sa jupe, à sa cuisse! Pourquoi traîner une telle arme en sachant que l'air du cirque est sécuritaire pour tous ses employés? Et aussi... Je l'ai vu, la nuit, rôder en présence d'une amuseur publique... Elle ne me dit rien qui vaille.
∎ Notre chouchou du mois !!
Le membre du mois est NOM DU MEMBRE pour RAISON RAISON RAISON. Le membre a été choisis par LES MEMBRES DU FORUM/LE STAFF. Merci pour votre participation!



 

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 You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]

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MessageSujet: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-18, 11:41








You're invited to a beheading today

    Le monde allait et venait. Un murmure lourd recouvrait la musique stridente du cirque. Des pas gauches battaient la gadoue de son sol. La fête battait son plein.
Thomas n'aimait pas beaucoup cette partie de la journée. Trop de monde, trop de bruit, trop de pas, trop de mots, trop de mains, trop de regards et de rires. Et chaque jour le même, mais si différent du précédent. Cette concentration de gens et d'énergie était comme un maelström terrifiant dans lequel Thomas devait se plonger. Car M. Todd le voulait. Car Jeffrey l'avait dit. Ils ne le savaient pas mais le monde et le bruit permettait souvent au marionnettiste de se cacher dans un coin en attendant que la tempête passe, tremblotant.
Mais aujourd'hui Thomas était bien présent devant la foule. Sur ses deux pieds et souriant, il ressemblait à n'importe quel gamin venu s'amuser au cirque aujourd'hui, un gamin venu admirer la belle petite danseuse étoile.

Tournoyant avec allégresse sur sa petite scène de bois, la petite poupée de porcelaine blanche immaculée faisait oublier au petit public à quel point ils étaient sales. Ses sauts, légers et aériens faisaient disparaître le poids de la fatigue sur leurs épaules et son regard bleu embaumait leurs esprits d'une douceur chaleureuse. Il y avait dans le spectacle qu'offrait Clémentine, quelque chose d’envoûtant et d'apaisant qui accrochait le regard des êtres un peu perdus dans l'agitation de la foule. Parmi eux, Thomas lui-même qui ne remarquait pas qu'il était le véritable auteur de cette représentation.

Il n'y avait pas de musique, pas le lumière ou de costume flamboyant autre que la jolie robe en dentelle bleue de Clémentine. Seulement un silence apaisant qui effaçait les cris des forains et les gags des clowns, un havre accueillant pour l'imaginaire de chacun. Une bulle qui englobait un petit groupe d'une dizaine de personne et qui explosa au soudain retentissement d'un applaudissement malvenu.
- Comme c'est mignon ! s'exclama une voix aiguë et nasillarde derrière Thomas. Ce dernier tressaillit comme s’il sortait d’un rêve. Clémentine dû mettre fin à son numéro de danse.

La petite danseuse salua hâtivement son public mais une grande pimbêche habillée d'une robe teintant et brillant de mille feux se plaça devant elle. Son visage peint de teintes orange et rose s'étira en un grand sourire de vendeur de voiture. Mettant ses mains osseuses et manucurées en présentoir, elle allongea son coup pour se rapprocher du petit public.

- Mesdames et messieurs ! Si vous voulez voir le vrai spectacle, il va commercer d'un instant à l'autre ! Veuillez vous diriger vers le grand chapiteau pour une représentation qui vous coupera le souffle ! s’exclama-t-elle bien trop bruyamment pour les spectateurs tirés de leur petit nuage.

La plupart semblaient perdus, frustrés même. Ils suivirent pourtant inconsciemment  la direction que pointait la diva, sûrement plus pour s’éloigner d’elle que pour rejoindre le chapiteau.

- Oui oui oui, juste là bas ! indiqua-t-elle avec enthousiasme en les chassant un peu plus d’un petit geste de la main, mais seulement deux personnes finirent par pénétrer dans l'impressionnant édifice. Les joues de la diva rougirent de frustration lorsqu’elle se retourna vers Thomas. Celui-ci non friand de contact visuel ne put voir que le sourire de la diva avait laissé place à du profond dédain.

- Qu’est ce que tu crois que t’es en train de faire ? A cette heure-ci tous les spectateurs doivent se diriger vers le chapiteau pour voir le spectacle. Ça c’est ce qu’ils viennent voir en venant ici. T’as faillit le leur faire rater avec tes… pitreries.

Sa voix était railleuse et pourtant dépourvu de tout humour. Les paillettes de sa robe se cognaient entre elle, ajoutant au vacarme insupportable qu’elle créait. Thomas, perturbé et intimidé sentit l’angoisse monter en lui alors que le tintement ressortait des souvenirs de sa propre mère.
Clémentine vint poser une main délicate sur sa jambe. Là était aussi son rôle, d’apaiser le jeune homme. Cependant Thomas ne se sentit pas tant apaisé qu’en colère en se rappelant de l’interruption de la diva.

- Clémentine n'avait pas fini son numéro. C'est impoli d'interrompre un numéro. Tu n’aimerais pas qu’on interrompe ton numéro.

- Tu appelles ça un numéro ? Faire gigoter ta poupée ? Non. Moi je fais un numéro. Je fais de l’art même ! Je laisse mon corps se faire posséder par les démons de la sensualité et quand je danse… Ha ! Je m’assure que tout ces bons monsieurs reviendront pour une nouvelle tournée. Et toi ? Personne ne reviendra pour voir ça ! Maintenant laisse-moi, j’ai un show à assurer.

- Clémentine danse bien mieux que toi ! Et je sais que moi je ne reviendrais pas pour voir ton corps fripé et ta gueule de pimbêche ! s’énerva Thomas avec force, bien qu’il ne comprenait que la moitié des mots qu’il avait apprit de Jeffey.

- Thomas ! s’affola Clémentine qui tentait de le ramener au calme.

- Oh tu vas fermer cette plaie qui te sers de bouche et le reste tout de suite ou M.Todd aura vent de tout ça, sale gosse ! menaça-t-elle d’un doigt sec et pointu.

Thomas s’apprêta à lui rappeler qu’il était impoli de pointer du doigt mais Clémentine se fit plus insistante et réussi enfin à attirer son attention. Le marionnettiste se força à ne pas répondre en se mordant la lèvre.

- Tout va bien Thomas. murmura doucement Clémentine en captant sa détresse.

- J'ai dis ASSEZ, espèce d'attardé ! s’écria alors la diva en arrachant les fils des mains de Thomas. Elle balança violemment la marionnette qui s'échoua dans la boue, inerte.

Horrifié, Thomas resta figé un instant, ne comprenant qu’à moitié ce qu’il s’était passé. Son regard resta figé sur le corps désarticulé de la belle Clémentine étendue dans la boue. Fébrile, il s’en approcha et la porta délicatement de ses mains tremblantes.

- Clémentine ? Clémentine ? Clem-

Mais elle ne lui parla pas, elle ne le caressa pas, elle ne le rassura pas. Inerte et vide de vie, elle n’était qu’une poupée de porcelaine sale.

- P-pourquoi ? Pourquoi ! Tu l’as tué ! Tu l’as tué ! Tu l’as tué ! TU L’AS TUE ! hurla Thomas de toute ses forces en se ruant sur la diva.

Il s’agrippa de ses mains boueuses à sa robe hideuse. Ce fut alors au tour de la femme d’être totalement horrifié. Agrippant le garçon par la gorge, elle le plaqua contre le mur d’une des roulottes voisines.

- ESPÈCE DE RÉPUGNANT BABOUIN ! SAIS-TU COMBIEN VAUT CETTE TENUE ?! BIEN PLUS QUE TA MISÉRABLE TÊTE N’APPORTERA JAMAIS A CE CIRQUE !



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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-18, 13:12


Anesthésié par la musique qui n'a pas cessé de la nuit pour les répétitions des derniers artistes, je quitte lentement le matelas de mon lit. Dans quelques heures, je devrais moi-même glisser sur la piste sableuse pour mon numéro. De la voltige mêlé à des jeux de lumières, quelque chose qui n'atténuera pas mon mal de crâne chronique. Lentement le cirque s'éveille et je quitte ma roulotte pour m'asseoir sur les marches en bois. Une tasse serré entre mes doigts manucurés de noir. Quelques forains s'empressent de nettoyer les allées pour la venue des futurs clients, des amuseurs publics répètent leurs textes. La monotonie de ce cirque que je finis par connaître par cœur. Portant la tasse à mes lèvres, je continue de sonder l'horizon avec intérêt. Croisant le regard d'une jeune femme qui marche nonchalamment dans les allées, un de ses monstres de foire qui n'a pas de réel intérêt pour la foire. Frottant mon crâne du bout des doigts, je suis étonné de voir les premiers groupes de clients accourir, observant les stands de friandises et les quelques artistes. Certains sont agréables et s'excusent avant de s’éclipser, d'autres ont déjà prit la grosse tête et se dirige fièrement vers le chapiteau. Comme si nous étions semblables à des dieux, incessible. Encore aujourd'hui, chacun va donner sa représentation puis nous repartirons nous coucher. Demain nous aurons certainement le droit à notre paye que l'on dépensera pour acheter du matériel, pour être meilleur, pour gagner plus. Et ainsi de suite car la vie ici est un cercle vicieux.

Posant la tasse vide sur le bois des marches, mon réveil est accéléré par les cris d'une diva à la voix stridente. Une de ses pimbêches que je me suis toujours juré d'étrangler pour ne plus entendre leurs cordes vocales vibrer. Elles ont ce timbre de voix qui glace le sang. Bien souvent, je ne fais pas attention à elles, tentant de faire abstraction. Néanmoins aujourd'hui une pointe de colère monte. Quittant les marches pour arriver près de la jeune femme, lui agrippant presque violemment son épaule pour la pousser de sa victime. Victime que je pensais être une autre artiste ou un quelconque forain un peu pervers qui aurait voulu lui mettre la main aux fesses. « Lâche le. » d'une voix grave mais aucunement poussée, voulant simplement qu'elle comprenne qu'elle n'a rien à faire ici. Posant mon regard vairon sur la victime de sa violence, quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'il s'agit d'un pauvre enfant. Un adolescent. Chétif. Craintif. Un instant j'en oublie la pimbêche jusqu'à ce que sa voix stridente ne vienne à nouveau brûler mon tympan. « Regarde ce qu'il a fait à ma robe! CE GARS EST UNE PLAIE POUR LE CIRQUE! » l'agacement augmente davantage et d'une voix sèche, je tente de la remettre en place. « Va dont faire ton tapin plutôt que de nous nuire. »

Bien que je n'ai pas élevé la voix, elle semble comprendre que l'agacement est à son comble et après avoir lancé un énième regard désagréable au jeune homme, elle nous quitte. Poussant les pans du chapiteau pour s'aventurer sur la scène. Reculant d'un pas pour laisser le jeune homme respirer, mon attention se pose sur ce qu'il tient négligemment entre ses mains couvertes de boues. De petits morceaux de bois qui ressemblent à s'y méprendre à une petite poupée. Une partie de moi est intéressée par sa conception et d'une voix un peu moins audible qu'au préalable, plus timide certainement, j'ose questionner le jeune homme. « Aurais-tu besoin d'aide pour la remettre sur pieds ? » certainement que beaucoup ne doivent pas comprendre la réalité de l'affection que l'on peut avoir pour des poupées. Pour ma part, je dois avouer que j'ai eu plusieurs fois des petites peluches, objets auxquels j'étais attaché.




C'est un peu court, je m'en excuse mais je ne souhaitais pas prendre ta place pour jouer la diva, j'allongerais mes réponses par la suite.


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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-20, 09:31








You're invited to a beheading today

    Aveuglé par la peur, la colère et la tristesse, Thomas se débattit avec fureur en donnant des coups de poings et de pieds dans tout les sens en gémissant, mais la poigne de la diva restait imperturbable et ses ongles pointus s'enfonçaient lentement et douloureusement dans la gorge du marionnettiste. Thomas se sentit faiblir sans comprendre que c'était l'air qui lui manquait.

Soudain, la serre aiguisée de la harpie le lâcha et la gravité reprit ses droits sur le corps du jeune homme qui s'écrasa dans la boue. Thomas se recroquevilla, déboussolé. Il tenta de reprendre son souffle mais sa gorge encore serrée lui faisait mal. La voix de la diva s'éleva, le faisant sursauter et se recroqueviller de plus belle.  Il n'avait pas encore comprit qu'elle ne s'adressait plus à lui.

Une voix sombre et douce vint le lui expliquer en répondant à la diva avec fermeté. Comme un havre de silence dans une terrible cacophonie elle éteint la panique de Thomas. Intrigué et encore un peu craintif, le jeune homme relève la tête pour voir une paire de longues et fines jambes faire face au collant à paillette aveuglant. Après un cours moment, les paillettes s'éloignèrent, et les fines jambes se tournèrent vers lui. Il détourna le regard, ne sachant pas quoi faire ni à quoi s'attendre.

- Non... Non. parvint-il seulement à marmonner pour exprimer sa principale émotion.

Thomas voulu s'enfuir, disparaître, retrouver l'environnement familier de sa tente. Il n'en pouvait plus du bruit, des regards, des mains. Trop de mains. Et des mots. Trop de mots.
Pourtant lorsque la voix sombre et douce parla à nouveau, il sentit sa poitrine s'alléger et ses hoquets se calmer. Il y avait chez cette personne, une sorte d'aura rassurante et apaisante. Chacun de ses mots semblaient communiquer que le danger était passé.

Comprenant sans comprendre qu'il parlait de sa poupée, le marionnettiste baissa son regard vers Clémentine. La bataille n'avait pas amélioré son état. Sa robe bleue et ses boucles blondes avait été souillées par la boue, ses fils s'étaient emmêlés, tirant chacun de ses membres blancs dans des positions tordues et inquiétantes. Thomas retint un hoquet de peine.

- C'est Clémentine. Elle s'appelle Clémentine. murmura-t-il faiblement, préférant commencer par quelque chose qu'il connaissait.
Mais lui même avait du mal à reconnaître la petite danseuse dans cet état. D'un geste fébrile, il remit en place une de ses jambes. Un frisson le parcouru en sentant la matière morte et froide entre ses doigts tremblant, il n'était pas habitué à la manipuler ainsi.
Dans sa tête, le jeune homme tentait tant bien que mal de comprendre ce qu'il s'était passé, mais quelque chose l'en empêchait. Il ne parvenait pas à accepter la violence et l'indifférence avec laquelle la diva avait jeté Clémentine, comme si elle n'avait été qu'un simple objet... Mais Thomas ne parvenait pas à accepter cela, ni à le comprendre.

- Elle est tombée. dit-il finalement d'une voix tremblante. Je crois qu'elle est cassée, je... Elle ne veut plus me parler.





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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-20, 10:44


     La greluche coloré quitte la place. Le cirque retrouve son calme. Bien que quelques clients passent près de nous, tout redevient rapidement mélancolique. Déprimant. Néanmoins la journée semble ensoleiller par le regard perdu de cet amuseur public qui semble confus. Peut-être à cause de sa poupée abîmée ou de la situation dans laquelle il était il y a quelques secondes. Sa gorge est un peu rouge, surement qu'il aura les traces des ongles trop long de la pimbêche. Je n'ai pas de pitié pour lui mais disons que cette diva mérite qu'on la remette en place. Le silence. Reposant mon regard bicolore sur le visage de l'adolescent, je recule à nouveau d'un pas pour pouvoir m'accroupir et être à sa hauteur. La proximité est quelque chose qui m'a toujours dérangé soit j'ai préféré mettre une petite distance entre nous. Après tout nous ne sommes que de vulgaires inconnus.

A sa hauteur, son corps chétif me paraît encore plus fragile. La diva aurait pu lui briser des os en quelques secondes si personne n'était intervenu. Non pas que je me considère comme le sauveur du pauvre garçon mais il est bien rare de voir des habitants du lieu venir en aide aux autres. C'est un peu chacun pour soi et je suis souvent victime de cet égocentrisme. Relevant les pans noirs transparents de la veste pour ne pas qu'elle touche le sol, je croise à nouveau mes bras contre mon torse presque aussi craintif que l'amuseur public. Mon regard se pose sur les morceaux de bois désarticulés, un pincement au cœur me faisant un instant grimacer.

Comment peut-on faire autant de mal à un objet ? Tout doit avoir une âme et ces bouts de bois sont personnifiés. J'ai même la chance d'entendre le prénom de ce pantin. Clémentine. Son visage disparaît sous la boue. Il est difficile de distinguer son expression. Pinçant mes lèvres, je me permets de parler à nouveau d'une voix douce, presque timide. « Je pense qu'il faudrait la nettoyer. Veux-tu que j'aille chercher du papier ? » et un peu d'eau, de savon ou quelque chose de non abrasif pour pouvoir nettoyer sa peau en douceur. L'angoisse du jeune homme me rend quelque peu triste. Moi-même je suis attaché à beaucoup d'objets et je peux comprendre qu'il se sente démuni. « On doit pouvoir la réparer. » murmurais-je comme un secret entre nous.

Certainement que les gens qui passent derrière nous aimeraient se sustenter du malheur du jeune homme et je tente d'être le plus discret dans mes propos. Les rumeurs sont difficiles à surmonter et en aucun cas je ne souhaite appuyer sur la gêne de l'amuseur public. Passant une main dans mes cheveux noirs pour les repousser de mon visage, je soutiens mon visage du bout des doigts en restant imperturbable. Presque trop calme. Observant les gestes maladroits de l'enfant pour tenter de démêler les fils, pensant que s'il me demande d'aller chercher de quoi essuyer la poupée, je devrais lui proposer de venir pour ne pas qu'une quelconque personne ne vienne se venger de nouveau. Je me relève lentement et tend une main à l'enfant pour l'aider à quitter la boue dans laquelle il gît depuis bien trop longtemps maintenant. « Relèves toi. On va s'en occuper. » et bien sûr il pourrait ne pas accepter, ce que je comprendrais mais mes mots ne sont aucunement une obligation. C'est plutôt un conseil, une proposition en toute gentillesse. Je n'ai pas l'intention de lui faire le moindre mal, ou bien même de profiter de sa tristesse pour le manipuler. Non. Disons plutôt qu'il m'a l'air perdu, tombé du nid et je me suis toujours juré d'aider les oisillons malheureux. Après tout, j'aurais bien aimé que l'on me construise un nid douillet lorsque moi-même j'ai perdu tous mes repères. Étonnamment, ce petit gars me semble en manque de beaucoup de choses, a la fois craintif, peureux, renfermé et j'aimerais lui apporter tout ce que je peux. Pour qu'il puisse un jour voler de ses propres ailes.

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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-20, 16:10








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    Thomas tentait tant bien que mal de ne pas trop réfléchir lorsqu'il défi lentement les liens emmelés de Clémentine. Son corps de porcelaine était animé de discrets soubresauts lorsqu'il tirait un peu trop, des spasmes inhumains qui lui martellait douloureusement qu'elle n'était pas vivante. Il sentait les sanglots étreindre sa gorge comme si la main de la harpie ne l'avait pas encore lâché.

La voix raisonna à nouveau, patiente et délicate et aux jambes s'ajoutèrent un corps tout aussi long et fin. Des doigts longs et effilés se dessinèrent mais la délicatesse avec laquelle ils vinrent manipuler le tissus translucide qui pendait à leur côté permi à Thomas de ne pas en avoir peur. L'homme restait loin et pourtant, de part sa présence, c'était comme s'il tendait doucement la main au marionnettiste pour l'emmener loin de ses problèmes.

- Oui ! La nettoyer, il faudrait la nettoyer. Papier. Du papier, oui. acquiesça Thomas, une faible lueur d'espoir s'allumant dans son regard humide.

Se sentant quelque peu consolé, Thomas essuya les traces que les larmes avaient tracé sur son visage, les remplaçant pas des trainées de boues. Lui ausi était sale et blessé, mais la seule chose qui lui importait était de retrouver sa Clémentine. Parvenant enfin à l'allonger dans une position plutôt normale, il la blottit contre lui.
Le jeune homme eu un mouvement de recul lorsque littéralement cette fois, l'homme tendit sa fine main vers lui. Ce n'était pas par crainte et Thomas eu plutôt l'air gêné et coupable.

- Oh non, non. Je- Je n'aime pas qu'on me touche, vous ne devriez pas me toucher. Je, je n'aime pas. balbutia-t-il sur un ton d'excuse. Son regard dévia naturellement de son interlocuteur, comme si son malaise accentuait son handicap social. Néanmoins il ne se laissa pas abattre ou distraire par son trouble et sembla plutôt s'armer soudainement de détermination.

- Mais vous avez raison ! Je devrais me relever. Je peux me relever tout seul, vous savez. Regardez. Voilà je suis relevé. Je suis relevé ! dit-il avec fermeté et sérieux, un air de petit soldat sur son visage juvénile. Thomas faisait toujours de son mieux pour "paraitre normal" ou du moins fonctionner du mieux qu'il pouvait sans l'assistance des autres. Non pas qu'il n'appréciait pas l'aide des autres. C'était là une des seules choses que ses parents lui avait laissé.

- Ca y est je suis relevé. Nous devrions... faire quelque chose maintenant. Vous avez parlé de papier, non ? Il faut trouver du papier. Vrai ? Oui, du papier. Vous avez de belles mains. Des doigts très longs mais pas longs-effrayants. Mais je ne peux pas être distrait, je dois rester concentré. Clémentine a besoin de mon aide. Clémentine à besoin de papier. P-pour... Maintenant je suis confus. finit-il par balbutier avec une petite grimage bien confuse.

Les mots étaient toujours si compliqué pour lui et avec une seule bouche pour parler, le petit ventriloque sembla peiner à faire sens dans ses paroles. Néanmoins ne perdant pas le nord et laissant les choses compliquées à la porte, le jeune autiste se mit simplement en route, encore incertain de sa destination.


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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-20, 16:48


Apparemment le jeune homme ne semble pas prendre peur et je suis satisfait de voir qu'il accepte mon aide. Après tout suite à la violence dont à fait preuve la greluche, j'aurais pu comprendre qu'il se sente agresser par n'importe qui. Qu'il panique à l'idée qu'on l'approche. Et bien qu'il semble me faire un peu confiance, je suis aussi gêné que lui. Pourtant j'ai l'habitude d'être entouré de personnes étrangères, de part les spectacles que je donne sous le chapiteau et mon métier de prostitué le soir venu. Peut-être que cette timidité vient du fait que l'homme me respecte autant que je le respecte. Bien sûr face à moi, il n'est qu'un gamin chétif, un amuseur public de pacotille mais je le considère comme un égal. Je suis tiraillé entre le besoin de l'aider et la sensation que peut-être je l'étouffe, il n'a besoin de rien. Néanmoins lorsqu'il accepte le fait que nettoyer Clémentine pourrait déjà lui redonner un soupçon de vie, une boule disparaît dans mon estomac.

Il semble dans le même état que sa petite poupée de bois, brisé. La boue sur ses joues, les sanglots qui le font sursauter, ses muscles tremblant. Est-ce la première fois qu'il est victime de violences ? Malheureusement, je ne pense pas. Après tout il semble si fragile, si faiblard. Autant physiquement que mentalement. Lorsqu'il refuse ma main tendue par habitude, je rétracte lentement mes doigts manucurés de noir pour enfoncer ma main dans une poche de tissu translucide qui cache un corset serré. Prendre la main de quelqu'un, c'est scellé une confiance et en tant que parfaits inconnus, je comprends son refus et n'en dit rien. Je ne suis pas quelqu'un de très tactile moi non plus, du moins les douceurs auxquelles j'ai droit ne sont pas souvent agréables.

L'affection. En manquer cruellement depuis sa plus tendre enfance semble vous poursuivre toute votre vie et alors que l'enfant se relève en tenant fermement la poupée dans les bras, je me permets une familiarité. Lui communiquer mon prénom et mon nom de scène, quoique l'on me surnomme plus souvent par le second. Une façon de créer une proximité. Et ôter de sa bouche le vouvoiement qui crée une distance. Non pas que le tutoiement permette de nous lier davantage mais disons que cela nous met sur un même piédestal. « Je m'appelle Hyacinthe. » laissant un instant de silence, comme pour que ce prénom atypique soit assimilé. « On m'appelle The Crow. » et je pense que j'aurais surement sa propre identité par la suite.

Il se relève aisément et semble préoccuper par ma proposition pour nettoyer Clémentine. Je quitte rapidement mes pensées pour prendre les devant de notre marche : direction ma caravane non loin. Le bois des marches glisse encore à cause de la pluie de la nuit passée et enjambant les escaliers pour arriver directement sur le palier, je m'empresse d'entrer dans ma roulotte. En sortant quelques secondes plus tard, du coton imbibé de lait démaquillant en main que je tends à l'enfant. « De quoi la nettoyer. » et certainement que lorsqu'il retrouvera la beauté de son visage en bois, il retrouvera un peu ses esprits.

Assis sur les marches de l'escalier, je ramène une main dans mes cheveux pour les repousser de mon visage et observer le jeune homme sans pour autant paraître insistant. Plutôt intrigué par la petite poupée, ma voix se fait à nouveau entendre de manière douce, presque en murmure. « Est-ce la première fois que l'on s'attaque à toi ? » bien sûr que je ne suis pas un superhéros ni assez bête pour prendre sa défense devant tout le monde mais inconsciemment, j'ai besoin de le savoir. Pour protéger l'oiseau, il faut connaître ses maux.

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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-21, 03:37








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    Les longues jambes de Hyacinthe lui permirent de rattraper le petit vagabon en une seule foulée. Prenant les devant, il guida Thomas qui le suivit comme si cela avait été son intention première. Trottinant pour ne pas se faire distancer, il serra Clémentine un peu plus contre lui. Il s'arrêta devant une caravane de bois et laissa l'homme y pénétrer sans oser le suivre. Lui vivait dans une tente et la structure complexe et solide d'une roulotte avait quelque chose d'intimidant et de secret. Pire encore était celle de M.Todd dans laquelle Jeffrey lui avait interdit d'entrer sous peine de subir un châtiment pire que la mort.
Heureusement, l'homme ressortit rapidement pour rejoindre Thomas et lui tendre un bout de coton humide.

- Vous aviez dit papier et ce n'est pas du papier.
constata-t-il sans animosité aucune. C'est déconcentrant. Mais ça va marcher, ça va nettoyer Clementine. ajouta-t-il d'un ton rassurant.

Avec douceur et concentration, il essuya la boue de chaque petite partie du corps endormi de la poupée. Lentement, ses pieds puis ses jambes puis ses bras retrouvèrent leur pureté immaculée.

- Non pas la première fois non. Mais c'est pas grave, je suis fort. Je suis fort et je peux m'occuper de moi même vous savez. On m'a attaqué beaucoup beaucoup de fois, mais c'est pas grave. Mais Clémentine est petite et elle est gentille. Les gens ne devraient pas être méchants avec elle, ils ne devraient pas l'attaquer. Pourquoi les gens voudraient l'attaquer ? Clémentine est petite et elle est gentille.


Thomas baissa la tête, assaillit d'une tristesse et d'une incompréhension sincère. Délicatement, il appliqua le coton sur le petit visage blanc de Clémentine. Il jura la sentir trésaillir et la voir grimacer légerement au contact froid du lait. Le visage de Thomas s'illumina.

- Ca marche ! Ca marche !
s'exclama-t-il en relevant soudain la tête vers Hyacinthe. Une fraction de seconde, son regard croisa celui bicolore de l'homme et Thomas lui offrit un grand sourire de gratitude avant de se détourner rapidement et se reconcentrer sur Clémentine.

- Clémentine ! Clémentine, il t'a sauvé ! Il s'appelle Hyacinthe, mais les gens l'appellent The Crow. Mais il est humain, c'est pas un oiseau. Il a de très jolies mains et de très longs doigts, mais pas long-eff-
Le jeune homme s'arrêta soudain, comme interpellé par quelque chose. Il tendit une oreille attentive vers Clémentine qui sembla lui murmurer quelque chose. Sa petite main blanche vint se poser sur la main du marionnettiste dans un geste apaisant. Hyacinthe ne put entendre les paroles de la poupée mais il ne pouvait cependant manquer la puissante fanfare qui démarra sous le grand chapiteau du cirque.


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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-21, 04:08


Un instant perdu dans la détresse presque attendrissante de l'enfant, j'en oubli le but premier de mon levé de ce matin ; le numéro d'acrobatie. J'hésite même à y aller mais ne pas me présenter à une représentation mettrait le grand patron en colère et qui sait ce qu'il serait capable de faire à mon égard. Ou auprès de ceux que j'apprécie. Je n'ai jamais estimé cet homme mais l'idée qu'il puisse briser quelque chose ne me plaît guère. Et je me plierais donc à sa volonté d'aller sur scène aujourd'hui pour rapporter un peu de joie de vivre au cirque. Espérant revoir le jeune amuseur public dans les allées.

La petite poupée retrouve lentement sa blancheur presque étincelante et étonnamment, cela me rend presque heureux. Comme si l'on venait de rendre la vie à un objet. Peut-on vraiment les considérer comme vivants ou est-ce nous qui les aimons au point d'en faire des personnages à part entière ? En tout cas, l'enfant semble beaucoup y tenir et l'entendre s'émerveiller de voir la poupée revenir à la normale me fait sourire quelque peu. Étirant timidement mes lèvres maquillées de rouge. Ses mots, ses gestes, tout semble prouver une profonde mélancolie et inconsciemment quelque chose tambourine dans mon cœur comme pour me dire de prendre soin du petit oiseau tombé du nid. Oui mais le défendre devant tous le ferait passer pour un crétin sans personnalité, un vulgaire objet que l'on peut manipuler à sa guise. Je ne doute pas qu'il ait ses propres armes mais je me jure de garder un œil sur lui, de toujours veiller à ce qu'une autre de ses greluches ne viennent l'abîmer. Parce que malgré moi, il me rappelle mon enfance et l'aider pourrait cicatriser mes propres plaies.

Tiraillé entre l'incompréhension de la méchanceté humaine et le plaisir de venir en aide un temps soit peu à l'enfant, son propre sourire me remotive alors que la poupée retrouve sa beauté initiale. Et c'est quand il s'approcha de la poupée pour la dorloter que la musique sortant du chapiteau me remit les pieds sur terre. La représentation! Être aux côtés de l'enfant m'avait totalement fait oublier tout cela et j'espère ne pas être en retard. Descendant les marches de bois, je me tourne lentement vers le jeune homme pour m'accroupir à sa hauteur et lui faire part de mon départ. « Je dois y aller, mon numéro approche. J'ai été ravi de te rencontrer. Prends bien soin de Clémentine. » et j'aimerais rajouter que je souhaiterais le revoir mais rien ne sort de ma bouche à ce sujet. Peut-être n'est-ce pas la meilleure solution et si un des artistes venait à l'entendre, les rumeurs feraient rapidement le tour de la foire. Mieux vaut laisser faire la vie.

Quittant lentement la roulotte, presque à contre cœur et sans obliger le jeune homme a s'en éloigner, je pousse de nouveau les pans du chapiteau. La musique battant son plein alors que dans les coulisses, beaucoup d'artistes fourmillent. Beaucoup trop. L'air est presque manquant et c'est dans un petit coin que je termine de me préparer. Un peu de maquillage. Un peu trop. Tout ça pour cacher la fatigue, la mélancolie et des cicatrices parsemé sur tout mon corps. De quoi cacher un peu à tous que le corbeau est brisé et les laisser croire que ce numéro n'est qu'une invention. Bien qu'elle relate un bout de ma vie. Une fois prêt, tout de noir vêtu mais si peu vêtu que mon corps est quasiment nu, je me contente d'observer la scène une dernière fois des coulisses, tenant du bout des doigts les rideaux rouges. Aucunement stressé mais mal à l'aise parmi tous. Ayant hâte de sortir à nouveau et peut-être de voir l'enfant jouer avec sa marionnette.

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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-21, 14:48








You're invited to a beheading today

    Clémentine lui murmura quelques mots à l'oreille. Sa voix était faible mais rien que l'entendre rassurait énormément Thomas. Le marionnettiste s'apprêta à suivre le conseil qu'elle lui avait chuchotté mais lorsqu'il releva la tête, il se trouva nez à nez avec Hyacinthe qui s'était accroupit pour être à sa hauteur. Déstabilisé, Thomas se détourna et l'écouta expliquer qu'il devait faire son numéro.

- C'est ce que je vais faire ! Je vais bien prendre soin de Clémentine ! Parce qu'elle est petite et gentille, et parce que c'est mon amie. répondit fermement le jeune homme qui avait du mal à interpréter pourquoi l'homme s'était vu obligé de le lui rappeler.

Observant l'artiste s'éloigner pour rejoindre le grand chapiteau sous lequel le spectacle était sur le point de commencer, Thomas sentit la petite main de Clémentine le tapoter. Elle lui lança un regard et il n'eu pas besoin qu'elle en dise plus pour se rappeler qu'en effet, lorsque quelqu'un s'en allait, il était de bon ton de le saluer.

- Ne meurt pas ! Je serais très triste si tu m-

Mais il fut vite rappelé par un frappement pressant de Clémentine. Elle le gronda du regard.

- Quoi ? Les numéros peuvent être dangereux tu sais. J'ai vu quelques répétition. Parfois ils vont très haut et ils peuvent tomber et mourir. Toi tu es tombé et tu a faillit mourir. Et ça m'a rendu très triste. Mais Hyacinthe t'as sauvé et je ne suis plus triste maintenant. J'aime bien Hyacinthe et je serais triste aussi si il tombait.
Comment ça il ne faut pas dire ça pour saluer quelqu'un ? Je pense que c'était plutôt approprié...


Le petit marionnetiste continua de converser avec sa petite poupée et inconsciemment, ses pas le ramenèrent à sa tente, où lui et Clémentine étaient sûrs d'être en sécurité.

- Fin -



HRP : J'ouvrirais un nouveau sujet dans ta caravane ! :)

créée par Matrona
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MessageSujet: Re: You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]   2014-09-21, 15:01


   
THE END


 
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You're invited to a beheading today. [The Crow & P'tit Tommy]

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