Les ragots
du cirque

UN CLIENT Naïa? C'est une âme noire! Une tentatrice! Elle veut notre argent... Et lorsque nous serons dépouillés, elle voudra notre mal! Je le sais... Elle se dit magicienne, mais c'est une sorcière! Un amoureuse de Satan! Et toutes les sorcières sont impures! Ne vous laissez pas séduire par ses yeux de braise, et méfiez-vous de son emprise! Il n'y a qu'une démente qui peut jouer avec l'eau ainsi!
UN DOMPTEUR On dit qu'elle est une sauvageonne! Abandonnée depuis la naissance qui se serait fait élevé par un meute de loup. Pas étonnant qu'elle semble autant dérangée...
THERESA DITE FLEISH Zhuang est très anormal. Il pense très différemment des humains si nous établissons une moyenne. Ce qui fait en sorte qu'il y a des chances qu'il ne soit pas humain. C'est logique. Mais il sait faire de la violence alors il est peut-être humain.
LE LIVREUR DE VIANDE Larry, mon collègue, a disparu récemment... Après avoir vu chacun des artistes en scène, je soupçonne celle qu'on appel la Dummy Puppet. Mais oui! Jouer à la stupide et stoïque est le meilleur moyen de ''prouver'' l'innocence! Mais ses yeux inspirent la mort... Je le vois!
UN CLIENT Non mais c'est quoi ces deux tarées?! Espèces de folles!! Je les ai vu, moi, s'évader de l'asile psychiatrique!! Avec du sang sur leurs vêtements... Comment elles ont pu?! Et avec un air de s'en foutre à la con! Je les reconnais!! Oui, une clown avec un parapluie et une autre avec une perruque rose! Si vous voulez mon avis, elles devraient retourner en psychiatrie! C'est là qu'elles appartiennent, pas au cirque!
UN FORAIN MAL INTENTIONNÉ Oui, oui! Un frère, et sa soeur, dans la même caravane! Puis sa soeur a disparue... Tu parles, ouais! C'est clair qu'il s'en ai débarrassée dès qu'il s'est aperçu que Maître Todd laissait sa soeur plus longtemps sur scène que lui, le salaud! Il se fait appeler Prométhéus! Tenez-vous loin de lui, surtout...
UN CUISINIER Cette petite garce aime bien se faire enculer, haha! En tout cas, apparemment qu'elle peut pas dire le contraire... Bin non, elle est muette! Elle traîne beaucoup avec une petite fille... Une vrai salope, je te dis!
CHARLOTTE WEISS Je ne lui fais pas du tout confiance à cette... Ravenna. Je l'ai vue, l'autre jour, et elle... Elle avait un poignard dissimulé sous sa jupe, à sa cuisse! Pourquoi traîner une telle arme en sachant que l'air du cirque est sécuritaire pour tous ses employés? Et aussi... Je l'ai vu, la nuit, rôder en présence d'une amuseur publique... Elle ne me dit rien qui vaille.
∎ Notre chouchou du mois !!
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 Larry, it was nice meating you. / Aurora

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MessageSujet: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-03-03, 00:03


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C'était comme toujours. Et de toute façon, toujours était toujours comme toujours. C'est pourquoi on le nommait ainsi. Et comme toujours c'était avec un brouillard très dense, sans possibilité de voir à plus de quatre mètres cinquante. Justement parfait pour ne pas se faire remarquer. J'aimais beaucoup Londres, en fait.

Il était une heure moins douze minutes dans la matinée. On pouvait voir la pleine lune qui éclairait le bout de nos visages. Je voyais l'arrête du nez, ou le bout des joues fines de Ravenna, même dans l'ombre épaisse où nous nous trouvions. Et aussi ses yeux brillant de phare sans discrétion. Pendant ce temps là aussi je mâchouillais l'intérieur de ma joue en faisant virevolter mon regard un peu partout pour détecter ne serait-ce qu'un mouvement de rat dans la rue autour de nous.

C'était une mission risquée, mais c'était mission à faire. Absolument. Même si ça en était contre le règlement. Mais nous ne craignions rien. Nous étions discrètes. J'avais retiré ma perruque pour ne laisser que des cheveux châtains, rabougris et plats sur ma tête. Et j'avais enfilé une tenu noire que les acrobates portent la nuit en faisant des yeux de lumières avec des torches. Par dessus, j'avais mis des vêtements très normaux, pour passer incognito. Je pouvais me changer à ma guise. C'était un plan ingénieux.

J'étais sortie du cirque dans un but très précis : me trouver un fusil. En voler, si il le fallait. Maintenant que j'étais sur un échafaudage de protocoles menant à tuer tous les docteurs de la planète, je me devais de trouver protection efficace et moins salissante qu'un couteau.

Si Ravenna m'aidait à trouver un fusil, j'allais lui partager, c'est sûre. Parce qu'il nous appartiendrait à toutes deux de manière égales puisque nous l'aurions trouvé ensemble. Nous étions collées contre le mur de l'enceinte du cirque, fuyant les réverbères, et j'attendais les indications de Ravenna. Je n'étais pas autant habituée qu'elle à interagir avec le monde extérieur donc la suivre serait une idée plus cohérente que l'inverse.




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MessageSujet: Re: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-03-03, 16:37

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Ravenna & Fleish


La douce brise nocturne faisait danser les mèches noires de Ravenna. Ces mèches, Fleish devait être la seule au cirque à les avoir aperçues jusqu'à maintenant. La voyante ne mettait jamais les pieds hors de sa caravane sans porter une perruque ou un costume extravagant. Pourtant, depuis quelques temps elle se plaisait aux escapades nocturnes sans tout son attirail. Il régnait une bête sanguinaire en Ravenna que Theresa semblait avoir aidé à délivrer. Les meurtres se faisaient plus fréquents, plus violents et sans artifices. La bête ne tuait plus avec élégance et raffinement, mais avec un aspect plus primitif. Theresa insista cependant pour qu'elles se procurent une arme à plomb, hors de l'enceinte du cirque. Fuir ce damné cirque comme tous les autres avant, c'était la mission qu'Aurora s'était donnée depuis le début. Elle était déjà resté trop longtemps ici et le temps semblait de plus en plus confus. Comme si les minutes devenaient des années et les années des siècles. Elle avait le sentiment que quelque chose de plus sombre qu'elle ne se tramait.

Portant des vêtements sombres comme la nuit, Ravenna s'adossa à l'enceinte du mur qu'elle venait de franchir avec sa compagne. Le brouillard. Il était si dense et si mystérieux. Pas moyen de voir à plus de quatre mètres. La Tamise était un peu plus loin sur la droite et bien qu'elle s'était promis de ne pas tenter de s'évader avec une embarcation cette nuit là, l'idée traversa titilla tout de même son esprit alors qu'elle était si proche. Elle jeta un regard à Fleish et partie vers la gauche en longeant le mur. Ses pieds nus touchaient à peine le pavé humide. Elle était aussi discrète qu'un prédateur. Sa destination ? Un vieil immeuble en pierre à trois étages où vivait l'une de ses clientes de la semaine. Une cliente fidèle d'ailleurs. Son soulon d'époux la battait sans cesse et elle lui confia même qu'il le faisait avec la crosse de son calibre 12. C'était vrai, elle avait vue les bleus dans son dos. Un calibre 12 était l'arme parfaite. Bruyante, mais terriblement efficace.

Ravenna guida Theresa tout juste avant un lampadaire où elle s'arrêtèrent lorsqu'elles entendirent quelqu'un tousser. Le son provenait de l'autre côté de la rue, mais impossible de voir quoi que ce soit avec cette bruine.
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MessageSujet: Re: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-03-05, 21:51


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J'arrêtai le mouvement de chacun de mes muscles et redressai les épaules, comme si j'aurais pu prendre la course d'une raide et vive allure. Juste là, à tout moment. Je pointai mon menton vers le bruit de toux et écarquillai les paupières encore plus qu'elles ne pouvaient déjà l'être. Il n'y avait aucune odeur, mais je vent était bien trop vers l'ouest pour que je puisse renifler quoi que ce soit. Sinon, j'aurais très bien pu renifler quelque chose, je savais bien.

Je regardai ma partenaire. Elle était bien forte, agile et rapide. Un flair de tueuse, qui avait probablement l'expérience des âges bien plus gravée dans ses paumes que moi. Je savais donc qu'elle saurait me suivre. J'ai foncé, mais à pas de souris, le dos accroupi, comme si j'avais été un tigre qui repérai une gazelle dans les hautes herbes. Je sais, je l'ai déjà lu dans un manuel de science de l'évolution.

J'arrivai assez proche de l'homme au poumon malade que je pouvais apercevoir une silhouette. Je me fondis sur le mur, non pas en silence, mais assez discrètement pour que le son du large et des vagues couvre ma manoeuvre. Il s'approchais de moi. J'évaluai sa distance et la cadence de ses pas. Est-ce qu'il m'avait remarqué? Non, il était penché sur son cigar fumant. Il était assez gros, et lent. Inutile de l'attaquer; ce n'était certainement pas lui qui allait agir en premier. Il était inférieure en nombre et en force, visiblement. Alors, je bifurquai d'un pas pour me retrouver face à lui, directement. Il sursauta et me toisa avec stupéfaction, ébahis comme un abrutis. Il restait immobile. Comme une gazelle obèse débile qui ne sait pas comment réagir devant le prédateur aux yeux de lynx. Très bien.

«Ou est la rue Winchester?»

Je demandais systématiquement, d'une voie rude, monochrome et un peu trop forte. Je le fixais dans les yeux, sans déroger ou cligner une seule micro-seconde. On m'avait dit de regarder les gens dans les yeux pour plus de bienséance lors des conversations. C'était important de bien paraître dans ce jeu.

La rue Winchester était la rue qu'avait mentionné Ravenna quand je suis avait demandé les coordonnées de notre quête. Il était important qu'on le sache toutes deux, au, cas où l'on se perdrait en cours de route. Quoi que nous marchons environ de la même vitesse.

L'homme ne sut trop quoi dire sur le moment. Il avait l'air niais.

«Ou est la rue Winchester?»

Il balbutia, enfin :

«Euhm... Il... Il faut aller un peu plus vers le noir, et tourner sur l'avenue Keynes... Et... Une jeune femme de votre genre ne devrait se promener seule la nuit, vous savez?»

Je ne réagis pas sur le coup, pas d'un cheveux. Oui, je savais. Je n'étais pas sotte.

«Mais je ne suis pas seule.»

Je répondus, par grande difficulté à mentir ou à ne pas le corriger pour son ignorance. Bien, nous avions les renseignements. Maintenant, il fallait simplement s'arranger qu'il ne dévoile rien aux autorités. Et un coup derrière la tête était parfait.




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MessageSujet: Re: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-03-10, 12:08

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Ravenna & Fleish


"Mais je ne suis pas seule."
Ravenna sortie des ténèbres derrière l'homme et lui asséna un bon coup derrière la tête avec le manche de son poignard. L'avenue Keynes qu'il disait. Plus facile à dire qu'à faire. Tout était si sombre et brumeux qu'un policier aurait pu assister à la scène à cinq mètres de là sans être aperçu. La voyante regarda l'homme au sol avant de tourner la tête vers sa compagne.

"Il va falloir être plus discrètes, nous ne savons pas qui nous pouvons rencontrer dans cette brume."

Elles se dirigèrent vers l'avenue Keynes en suivant les indications de l'étranger. Si Londres était une ville étrange selon Ravenna, elle l'était encore plus plongée dans le calme et la noirceur. Ce calme n'avait d'ailleurs rien de normal, même à une heure pareille. La voyante percevait tant d'ondes et vibrations étranges qu'elle se demandait s'il ne valait pas mieux rebrousser chemin tout de suite. L'avenue Keynes était longue et avec ce brouillard elle semblait continuer vers l'infini. Gardant son poignard en main,  la tueuse avançait lentement, mais surement jusqu'à ce qu'elle et son acolyte se heurtent à une intersection. En haut d'un lampadaire, elle réussit à lire la mention Winchester sur une plaque de métal. Elles y étaient. Était-ce à gauche ou à droite ? Malheureusement elle n'avait pas le genre de pouvoirs qui lui donneraient réponse à sa question intérieure. Theresa ne saurait pas plus qu'elle non plus. Le bruit d'une porte s'ouvrant violemment à sa gauche la fit sursauter et ses doigts resserrèrent le manche de sa lame. Un vieux saoulons venait d'être jeté hors d'une taverne. À genoux sur le pavé de pierres, il vomit le contenu de son estomac et Ravenna roula des yeux. Vêtements troués, cheveux gras et barbe pleine de régurgitation. Pitoyable être vivant ; qu'elle se dit. Elle rangea sa lame et marcha les quelques pas qui la séparait de l'homme à sa gauche. Complètement sonné, il ne remarqua même pas le duo s'approcher. S'abaissant à son niveau, Ravenna planta ses griffes dans sa mâchoire et lui tourna la tête pour avoir accès à son regard vide. Le temps avait laissé plus de brume dans les yeux du vieillard qu'il y en avait dans ces rues. Inutilisable qu'il était. Relâchant son emprise, elle se redressa. C'est alors que l'homme lui adressa la parole. "Anna ? Anna c'est toi ?" Il gueulait si fort qu'il allait réveiller la rue toute entière. Elle fit signe à Theresa de le faire taire.
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MessageSujet: Re: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-03-12, 01:34


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Je regardai Ravenna avec de grands yeux ébahis, mais qui ne le montrais pas. Je ne crois pas que j'étais capable de démontrer clairement cette émotion. Ah bon, être plus discrète? Je ne comprenais pas exactement pourquoi. Peu importe qui nous croisions, il était évident qu'aucune âme qui vive ne fasse le poids contre nous deux, voyons. Nous avions les avantages sur toutes la ligne puisque nous étions les meilleures. Même à la fuite, même au combat. À moins qu'un soldat spécial ou un assassin de taille se mettait à nos trousses. Mais ce n'était pas assez statistiquement probable pour que je veuille réellement m'en soucier. Je l'écoutai tout de même. Elle connaissait davantage la vie dans les rues que moi. Je n'avais connu essentiellement que l'asile, le cirque, et la transition entre deux. Le reste était flou. Je haussai des épaules car il me semblait une réponse tout à fait pertinente. De ce que j'avais compris pourquoi les humains faisaient des haussement d'épaule du moins.

Je suivis donc la voyante à pas rapides et courts. Bien concentrée à ne jamais la lâcher des yeux ou de l'odorat. Ravenna sentait toujours bon, l'eau de toilette entre autre. C'était facile de la repérer ainsi. Dans le brouillard, il n'y avait rien à analyser sinon de la densité. Nos pas résonnaient vraiment très peu. C'était étrange. Ça m'énervait vraiment beaucoup, parce que c'était à ne rien y comprendre. C'était pourtant mieux ainsi, je me répétais.

Nous fûmes surpris par un bruit sourd. Je m'immobilisai et tournai les yeux dans leur orbite vers ce tintamarre. C'était un porc. Un sale, gros, dégoûtant, imbécile porc. Ce genre de chose qui ne méritent pas de vivre, mais qui ont leur place dans une société pour qu'elle tourne comme une grande roue. Ravenna s'approcha. Je fis pareil, en restant sur mes gardes d'un angle de trois-cent-soixante degrés.

Mon amie osa le toucher. Et il se mit à hurler quelque chose de complètement insensé. Pourquoi disait-il cela? Ce n'était pas Anna. C'était Ravenna. Mais quel espèce d'abrutis! Alors, d'un simple regard de l'oeil de ma compagne, je compris que je pouvais me permettre d'agir. Je pris entre deux et trois secondes pour insérer mes doigts griffés dans sa bouche et arracher sa langue. J'avais beaucoup d'expérience dans la chose, pour l'avoir fait d'innombrables fois. Il continua à crier, mais sans mot intelligible. Étrange. Les gens devenaient muets, normalement, sans langue. Alors je pris ses cheveux et assommai violemment son crâne sur le coin d'une caisse de bois vide par terre, en prenant un bon élan. Il y eut un filet rouge qui s'échappa de l'impact. Et je rangeai la langue dans ma poche, très fièrement.

«Regarde attentivement, j'ordonnai.»

L'homme avait un papier dans son manteau. Je le lui volai en toute curiosité. Il était mort ou inconscient de toute façon. Il y avait une lettre d'une certaine Anna, mais je me dis qu'elle était inutile pour notre quête alors je l'écartai. Il y avait un mandat de pêche à long terme munit d'une signature d'un certain Robert - j'imaginai que c'était lui - et une map de la ville avec un grand «x» rouge sur le port. Quel adon incroyable et merveilleux! Dieu était avec nous, bien sûre. Je n'en étais même pas entièrement surprise de trouver cela. Mais je ris tout de même, parce que c'était très favorable. Un rire mécanique et guttural, difficile à comprendre parfois.

«Trouvons notre fusil. Il faut vite entrer dans la maison et prendre le fusil.»

La porte du bar, plus loin, s'ouvrit à nouveau. Derrière l'épaisse brume, je vis une silhouette indéchiffrable s'adresser à nous.

«Ferme ta gueule espèce d'ivrogne! [...] Robert? Il y a quelqu'un avec...»

Le reste de la phrase je ne l'entendis pas puisque j'avais prit la course silencieuse bien loin de là. Nous étions proche du but. Nous étions vainqueurs!




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MessageSujet: Re: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-03-29, 14:54

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Ravenna & Fleish


"Trouvons notre fusil. Il faut vite entrer dans la maison et prendre le fusil."

Ravenna observa avec fascination le sang qui coulait toujours de la main de Theresa. La facilité avec laquelle cette dernière avait privé cet homme de sa langue faisait frissonner la voyante. Une tueuse née, tout comme elle. Par un coup improbable du destin, l'homme avait une carte de Londres sur lui. La cannibale lui remit en la tachant de sang au passage. La porte du bar s'ouvrit à nouveau et on prononça le nom "Robert". Pour une raison quelconque, elle ne trouva pas le nom élégant. Peu importe, Ravenna et Theresa s'enfuirent avant de faire face aux amis du cadavre.

Elles s'arrêtèrent près d'un autre lampadaire afin de pouvoir lire la carte. Selon les estimations d'Aurora, elles étaient du bon côté de la rue Winchester et de toute évidence, pas très loin de la maison. Elle rangea la carte dans sa poche gauche, la gardant pour plus tard, la gardant pour élaborer son plan d'évasion correctement en temps et lieux.

C'est à seulement quelques bâtiments d'ici, il faut faire vite.

Elles arrivèrent devant le bâtiment en effectivement moins d'une minute de marche rapide. L'immeuble en pierres se dressait assez haut pour qu'il disparaisse dans la brume. Pourtant, il ne comptait que trois étages. Le logis qu'elles voulaient infiltrer se trouvait d'ailleurs sur ce troisième étage. À en juger par le type d'immeuble et son âge, le seul moyen d'accès était un escalier central. Impossible d'entrer par la porte principale à laquelle Aurora et Theresa se buttèrent. Les volets en bois des fenêtres étaient également fermés et verrouillés. Ils restaient néanmoins leur meilleure chance d'entrer sans faire trop de bruit. Forcer la porte serait bien plus bruyant.

Ravenna glissa sa lame dans la fente des volets alors que Theresa montait la garde. La lame se butta au loquet et Ravenna tenta de le renverser en poussant vers le haut. En mettant assez de force, le vieux morceau de bois se décoinça et fit un demi tour sur lui-même. Les volets qui s'ouvrirent dévoilèrent une salle à manger plongée dans la noirceur. Il ne leur restait plus qu'à pénétrer à l'intérieur et trouver l'escalier central qui les mèneraient au troisième logis. Ravenna fit un signe de tête à Theresa pour qu'elle la suive alors qu'elle passait sa jambe dans l'ouverture.

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MessageSujet: Re: Larry, it was nice meating you. / Aurora   2017-04-23, 00:26


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Je sentais la marche m'épuiser les cuisses avec les brûlures aux cruraux, et le souffle me manquer tellement l'air froid rapetissait en rognon le creux de ma gorge. Mais bien sûre qu'évidemment je n'allais aucunement ralentir mon pas. Ravenna venait de dire «il faut faire vite» donc hors de question que je modifie d'un cran ma cadence puisque j'étais au bout de mes forces.

Mais j'étais flaire, invincible, et je dévorais la pensée sans cesse qu'un flingue monté sur bois laminé et métal franc. Dans ma main! Dans la main de Ravenna! Pan! Pan! Des corps qui tombent, comme ça! À force de s'accrocher à cette idée, la certitude de notre réussite jaillissait de mon corps. Parce que j'étais avec Ravenna. Alors c'était certain que le plan allait fonctionner, et j'avais confiance. C'était de la vraie amitié, j'en étais certaine.

Nous arrivâmes à ce qui ressemblait à un hôpital psychiatrique. Je savais très bien que c'en était point un puisqu'il n'y avait aucun signe d'indication quelconque à ce sujet, mais je pensai pourtant à la corrélation... Vivement que ce fusil ferait tomber les docteurs, en premier!

Je montai la garde en faisant dos à Ravenna qui s'affairait à je ne su trop quoi à l'entendre faire. Je scrutai patiemment les horizon de quelques vains mètres dans la brouillard très dense. Lorsque je me retournai à l'indication de mon amie, alors je la vis passer la fenêtre. J'étais un peu bouche-bée, car il n'y avait ni signe de cassure ou infraction forcée quelconque. Je lui tendis un regard plein d'interrogation - et de vide, surtout - qu'elle saisit une seconde, le temps d'une invitation è franchir le seuil de la fenêtre. Je ne comprenais vraiment pas comment elle avait fait, et l'incompréhension des choses était l'un des plus déplaisant fait aléatoire de la vie. Je ne m'attardai toutefois pas trop longtemps : si Ravenna le comprenait, je comprendrais. Alors c'était correct sans l'ombre d'un doute.

J'escaladai la fenêtre à la suite de Ravenna en silence, et pris soin de refermer les volets sans un bruit en ne laissant qu'un petit bâillement si nous venions à devoir s'enfuir. Je m'accroupis pour réduire un maximum le bruit de mes pas et la pris vitesse dans de petites et douces enjambées. La salle à manger était assez grande, et très peu éclairée. Il mit un quelques deux minutes et trente-sept secondes à mes pupilles à s'habituer à l'obscurité.

J'agrippai l'opportunité d'explorer le plus d'endroits possible à la quête de n'importe quel indice intéressant. Je reniflai rapidement le living room, la salle de lavement, la salle d'eau... et la seule chose qui piqua l'attention de ma narine fut le grand hall. Somptueusement, les escaliers centrales menaient au deuxième étage. Et un énorme dogue des canaris qui roupillait juste devant la première marche puait le chien mouillé. Je retroussai mon nez.

Je revins à Ravenna en vitesse, et murmurai, très très faiblement, près de son oreille, mais pas trop :

«Je pense que je sais où le fusil est je pense qu'il est au deuxième avec les maîtres dans la chambre des maître peut-être mais il y a un gros chien qui bloque l'entrée s'il se réveille il va faire du bruit il ne faut pas.»

J'inspirai après cette énorme phrase et contemplai incessamment Ravenna dans le blanc des yeux. Jusqu'à ce que me vienne l'idée :

«Je vais dans la chambre froide.»

Pour y trouver un appât de viande crue pour le chien, évidemment. Je la dénichai dans une alcôve des cuisines jute à côté de la salle à manger et y choisis un gigot rouge et saignant - d'agneau, je devinai.



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