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 Polichinelles. / Ambroise

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AuteurMessage
Matsuda Kao
Koketto
Matsuda Kao

Rôle : Raconteur d'histoire
Polichinelles. / Ambroise 1488778729-doll Messages : 17
Date d'inscription : 05/03/2017

Polichinelles. / Ambroise Empty
MessageSujet: Polichinelles. / Ambroise   Polichinelles. / Ambroise Empty2017-04-23, 00:37


meating you



Alors elle se dit à cet instant, à cet adon, qu'il était temps de cesser de brosser les cheveux de Nara.

Elle déposa la catin, de gestes aussi doux que l'épuisement d'un rêve, dans son landau avant de la l'emballer de soie comme une mère l'aurait fait à son enfant. Maternité de soin, et de onctuosité de tendresse. Rien que Matsuda n'aurait souhait d'une jeunesse éternelle jusqu'au présent moment. Elle sourit, comme du miel, et caressa le ventre de sa Nara préférée. La petite de porcelaine portait un costume bleue, comme son amie titanesque arborait une chose presque identique, mais bien plus travaillé. Matsuda avait toujours aimé agencer les vêtement d'elle et Nara. Elle avait toujours eut l'extase de se vêtir comme la plus extravagante des princesses aussi. Son apparence le démontrait : maquillage délicat mais exagéré, pantalons bleu bouffis telle une robe à tango, tailleur de couleur identique se terminant par des épaulettes pointues et immenses comme toute fourche, surtout étincelantes comme les millions de brillants qui la composaient, le tout coiffé d'une chevelure impossible et de bijoux suivant la teinte.

Le reflet de Matsuda la contempla un moment sur le grand miroir de sa tente, alors qu'elle ajustait les pétillants brillants sur sa bouche. Elle avait tout juste décidé de prolonger sa pause en allant visiter les coulisses du chapiteau : elle reniflait l'espoir de trouver de nouveaux accessoires à faire baver la reine de ce pays dès qu'elle les porterait sur ses habits. Alors elle mit pied dehors. Les gens tournaient toujours tête à cette géante femme asiatique de six pieds et talons hauts portant très clairement le pénis. Koketto ne s'en soucia pas, sinon que part sourires lancés à quelques uns. Ses souliers presque échasses la firent claquer gracieusement, mouvements des hanches en belle composition avec son buste décoré comme une danse doucereuse, dans une direction qui était nul autre que la plus imposante des tentes du site.

Il est bien important de souligner qu'il s'agissait de cet instant, de cet adon, et de nul autre quart d'heure de la journée qu'elle avait suivi ce coup de tête. Il s'agissait d'un certain hasard durant lequel Ambroise n'était pas à sa caravane. Fortune va s'en dire, Matsuda ne connaissait aucunement Ambroise de toute façon. Si, peut-être, de Veuve Noire en surnom, mais rien de plus significatif.

Et, comme de fait, la plus imposante des caravanes de ce site lui vint à l'iris. Bien évidemment, à vue d'oeil, ce logement semblait aussi banal que les autres. Mais Koketto y trouva quelque chose d'incroyablement familier et joli. Surtout très semblable à ce qu'il avait comme propre demeure : quelque chose de coquet et d'invitant. Par aucun détail qu'elle n'aurait put expliquer, simplement un fait accueilli.

Matsuda marcha sans un bruit à la dite caravane et cogna à l'aide du battant de fer entre ses longs ongles en griffes fines et cyan. Aucune réponse. Elle entra, guidée par une simple curiosité, et se croupit de peu pour passer l'entrée. Matsuda recula : la constatation qu'elle était bien trop grande avec ses talons hauts taille titan pour entrer dans cette caravane lui donna envie de les laisser à l'entrée. C'est ce qu'elle fit avant de faire irruption.

Comme une petite curieuse, elle laissa sa tête colorée contempler l'intérieur pour s'assurer qu'aucune âme n'y vivait. Enfin, elle pénétra et se jeta à la première chose qu'elle vit : la commode, et son grand miroir, entouré d'habits sur supports magnifiques. Ses yeux s'en mouillèrent, sans qu'aucune larme ne trébuche et n'abîme son maquillage impeccable. C'était comme lorsqu'elle avait dix ans et qu'elle jouait avec les articles de maman décédée. Sans honte, elle s'y assise donc, les jambes pliées, devant la commode aux milles et unes merveilles. Il y avait bijoux, gants, brillants, maquillage, beaucoup beaucoup de maquillage.

Elle se mit à fouiller, comme la fillette émoustillée qu'elle était.




Alors il prit le couteau à poisson et trancha leur gorge comme un samouraï l'aurait fait.
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